Spaetzle au basilic, tomates rôties

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spaetzle basilic tomates rôties

Jusqu’ici, j’avais toujours réalisé la pâte nature, j’ai eu envie de l’aromatiser et d’apporter à cette recette traditionnelle et réconfortante, généralement complice des volailles ou des plats en sauce, une touche de couleur. Du coup, je me surprends à imaginer quelques variantes. Je pense déjà à une version à la tomate, à la courge pour cet automne ou encore à la farine de châtaigne. Les spaetzle alsaciens se mettent donc aujourd’hui à l’heure d’été, façon margherita : une pâte parfumée au basilic, des tomates rôties bien juteuses, le tout accompagné de mozzarella fondante !

Munitions pour 2 personnes :

  • 160g de farine de blé
  • 40g de semoule de blé fine
  • 2 œufs
  • 100 ml d’eau
  • Une bonne pincée de sel
  • 15-20g de feuilles de basilic

Pour l’accompagnement :

  • tomates cerises ou en grappe (comptez 5-6 tomates/pers)
  • sel, poivre
  • huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • quelques herbes (thym, romarin…)
  • 1 boule de mozzarella

Réalisation des spaetzle :

Dans un récipient, versez la farine et la semoule. Creusez une fontaine et disposez les œufs battus et le sel. Mélangez les ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajoutez l’eau progressivement pour délayer, puis à l’aide d’une cuillère en bois, battez vigoureusement. La pâte doit être lisse et un peu élastique mais coulante. Après avoir arrêté de battre, la pâte doit former de petites bulles qui remontent à la surface.

Ciselez le basilic. Mixez-le avec 1 ou 2 c. à soupe de pâte pour la colorer et bien incorporer le basilic . Ajoutez ensuite au reste de la pâte. Placez la pâte au frais une heure (voire toute une nuit).

Portez à ébullition une casserole d’eau salée. Posez la râpe à spaetzle sur la casserole, versez une bonne louche de pâte et puis faites des mouvements de va et vient pour que les spaetzle tombent dans l’eau. Les spaetzle sont cuites lorsqu’elles remontent à la surface.

Égouttez-les, ajoutez un filet d’huile d’olive pour éviter qu’elles ne collent.

Préparez les tomates rôties :

Préchauffez le four à 200°C. Disposez les tomates sur la plaque recouverte de papier cuisson. Ajoutez la gousse d’ail coupée en deux. Salez, poivrez, parsemez de quelques herbes et arrosez d’huile d’olive. Placez au four et faites cuire env. 20 min. jusqu’à ce que la peau des tomates éclate.

Faites dorer les spaetzle dans une poêle avec un peu d’huile et de beurre. Servez les spaetzle accompagnées des  tomates rôties, ajoutez la mozzarella coupée en petits morceaux.

NDLR : Pour cette recette de spaetzle au basilic et tomates rôties, j’ai repris la recette de base des spaetzle, j’ai réduit la quantité pour deux personnes, la recette initiale étant très généreuse (4-5 pers.). Si toutefois vous souhaitez conserver ces proportions, ajoutez env. 50g de feuilles de basilic. 

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Tarte au butternut et aux noisettes

Tarte au butternut et aux noisettesLes gâteaux c’est fait, les scones c’est fait aussi. Les tortellini, done !  Les soupes, une formalité. Ce week-end, c’est décidé, j’attaque les pancakes à la courge ! Pour agrandir le tableau de chasse, il me faudrait encore un dessert. Les courges m’obsèdent toujours autant. Je les aime tellement que j’ai envie de les utiliser à toutes les sauces. Le butterbut est sans doute l’une de mes variétés préférées avec sa chair fine, douce et légèrement sucrée. Cette tarte au butternut et aux noisettes, c’est bonheur. La garniture reste bien fondante sans être coulante. Je crois qu’elle va devenir un grand classique chaque automne !

Munitions pour 1 tarte, réalisée dans un moule de 22 cm

Pour la pâte brisée  :

  • 150g de beurre froid
  • 150g de farine de blé
  • 50g de farine de petit épeautre (ou farine de blé, à défaut)
  • 1 c. à soupe de sucre glace
  • 1 c. à café de sel
  • 55 ml d’eau
  • 1 c. à soupe de vinaigre blanc
  • un peu de noisettes en poudre

Pour la garniture :

  • 500g de butternut (pelé et coupé, soit une belle courge butternut d’env. 900g-1kg)
  • 1/2 cube de bouillon de légumes (Priméal, sans huile de palme, en magasins bio)
  • 20 cl d’eau
  • 2 c. soupe de noisettes en poudre
  • 2 c. à soupe rases de farine
  • 1 œuf
  • 1 jaune d’œuf
  • 10 cl de crème liquide
  • sel, poivre
  • mélange d’épices : cannelle, quatre-épices, gingembre, muscade
  • huile de noisettes
  • un peu de beurre
  • graines de courge, de lin torréfiées pour la déco

Tarte au butternut et aux noisettes

Préparez la pâte : dans un récipient, mélangez les farines avec le sucre glace et le sel. Ajoutez le beurre coupé en morceaux. Écrasez le beurre avec les mains jusqu’à ce qu’il soit bien intégré à la farine. Versez l’eau et le vinaigre. Malaxez jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Finissez en fraisant (écraser la pâte avec la paume des mains) la pâte sur le plan de travail pour bien intégrer le beurre. Filmez puis placez la pâte au frais quelques heures (vous pouvez évidemment préparer la pâte au batteur si vous préférez).

Préparez la garniture : coupez la courge butternut en tranches, retirez le cœur avec les graines, épluchez les tranches puis coupez-les en cubes. Faites fondrez une belle noix de beurre dans une sauteuse. Faites-y revenir les cubes de butternut quelques minutes, puis ajoutez l’eau et le 1/2 de bouillon et mélangez pour dissoudre le cube.Laissez mijoter à feu moyen jusqu’à ce que le butternut soit bien tendre. Égouttez à l’aide d’une écumoire, placez le butternut dans un récipient puis réduisez-le en purée au mixer plongeant. Laissez refroidir.

Ajoutez successivement les noisettes en poudre, la farine, la crème liquide, l’œuf et le jaune légèrement battus à la fourchette. Ajoutez un filet d’huile de noisettes (on y va mollo, un tout petit filet). Salez, poivrez, ajoutez les épices (dosage selon vos goûts).
Mélangez bien pour avoir une garniture homogène.

Préchauffez le four (électrique) à 200°C.

Montage et cuisson : sur un plan de travail, saupoudrez un peu de noisettes en poudre et de farine. Abaissez la pâte puis déposez-la dans le moule (beurré et fariné ou recouvert de papier cuisson). Coupez les bords qui dépassent.

Faites cuire la pâte à blanc pendant 10 min. (déposez une feuille de papier cuisson sur la pâte, puis garnissez de billes en porcelaine, de riz ou de légumes secs). Retirez les billes ou les légumes, faites cuire encore 5 min. Versez la garniture sur la pâte puis poursuivez la cuisson env. 30-35 min. selon le four.

Parsemez avec les graines de courge et de lin. Servez avec une petite salade verte.

Variante pas encore testée 😉 : remplacer une partie de la farine de blé par de la farine de châtaignes pour la pâte et ajouter des brisures de châtaignes à la garniture…

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Tortellini à la courge et aux champignons

Tortellini à la courge et aux champignons
Aussitôt shootés, aussitôt engloutis, je trépigne déjà à l’idée d’en refaire. Ces tortellini à la courge, j’en ai rêvé. Et pour cause, je suis obsédée par les courges. Il a fallu faire vite pour prendre cette photo. Car non seulement, j’avais très envie d’y goûter et de les manger chauds ces tortellini, mais cette satanée lumière commence à baisser sévèrement le soir. C’est ça l’automne. Profusion de fruits et légumes, mais aussi pénombre qui s’installe de plus en plus tôt, et ça, j’aime pas ! Pour cette recette, j’ai utilisé du patidou, une variété de courge que je n’avais pas encore utilisée en cuisine jusqu’ici (à tort, car c’est excellent). Je ne sais pas s’il y a une variété de courge que je n’aime pas. Je vous conseille le potimarron avec cette recette, le mélange potimarron, noisettes et épices, c’est divin (hé ouais, rien que ça). Armez-vous d’un peu de patience pour le pliage, pas très compliqué, mais quand on veut en faire beaucoup, ça prend du temps…

Munitions pour env. 60 tortellini (4 personnes)

  • 60 feuillets de pâte won-ton*
  • 1 potimarron (700-800g de chair épluchée et coupée)
  • 1 gousse d’ail
  • 1 échalote
  • huile d’olive
  • sel
  • 1 c. à café de mélange d’épices : muscade, quatre-épices, cannelle
  • 2 à 3 c. à soupe de noisettes en poudre
  • crème liquide

Pour l’accompagnement

  • une dizaine de champignons rosés
  • 1 échalote
  • vin blanc
  • sel, poivre

Tortellini à la courge et aux champignons

Préparation de la farce :

Préchauffez le four à 180°C. Pelez l’ail et l’échalote, puis hachez-les. Coupez le potimarron en deux, retirez les graines. Coupez des tranches et épluchez-les.
Disposez-les sur une plaque recouverte de papier cuisson. Versez un filet d’huile d’olive sur les tranches, parsemez d’ail et d’échalote. Placez au four et faites cuire env. 30 min. jusqu’à ce que la chair soit bien tendre (vérifiez au couteau). Sortez du four et laissez tiédir.

Vous pouvez choisir de laisser l’ail et l’échalote, j’ai préféré retirer une partie avant d’écraser le tout, car je voulais conserver avant tout le goût du légume. Placez les tranches de courge dans un récipient puis écrasez-les en purée. Ajoutez les noisettes en poudre, salez, ajoutez les épices et mélangez. Détendez avec un peu de crème liquide jusqu’à obtention d’une farce onctueuse (mais pas liquide, histoire de pouvoir la manipuler).

Coupez les carrés de pâte wonton à l’emporte-pièce rond (7,5-8cm) (là encore, au choix, vous pouvez aussi utiliser les carrés entiers et les plier ensuite dans la diagonale).

Disposez une petite cuillerée de farce au centre de chaque rond. Humectez les bords de la pâte, puis pliez en deux en pressant bien et en évacuant l’air tout autour de la farce (serrez avec le coté non coupant de l’emporte-pièce par exemple).

En soulevant la pâte pour former une jolie collerette sur le devant, faites rejoindre les deux extrémités vers l’arrière. Humectez les coins et pressez pour sceller. Posez vos tortellini sur une plaque légèrement farinée pendant la préparation, afin qu’ils ne collent pas.

A ce stade vous pouvez congeler les tortellini. Placez-les sur un plateau, recouvert de papier cuisson sans qu’ils ne se collent. Une fois congelés, mettez-les dans un sac congélation.

Pour la cuisson des tortellini, deux options:

– soit vous faites cuire les tortellini dans l’eau bouillante (voir dans du bouillon de légumes, pour plus de goût). Plongez-les quelques minutes puis égouttez.
– soit vous les faites revenir à la poêle comme des gyoza (ma version ici) : versez 2 c. à soupe d’huile d’olives dans une sauteuse. Placez-y les tortellini et faites dorer quelques minutes. Ajoutez un fond d’eau (ou de bouillon), couvrez et laissez cuire quelques minutes jusqu’à évaporation de l’eau.

Tortellini à la courge et aux champignonsPour l’accompagnement :

Nettoyez les champignons avec un linge humide. Coupez l’extrémité des pieds et les marges. Coupez-les en tranches. Faites chauffer un peu d’huile ou de beurre dans une poêle. Faites revenir l’échalote. Déglacez avec un peu de vin blanc. Ajoutez les champignons et faites sauter quelques minutes. Ajoutez un trait de crème liquide. Salez, poivrer. Servez les tortellini avec la poêlée de champignons.

*vendus en paquets de 30-40 feuillets, dans les épiceries exotique, type Thailong, Paris Store à Strasbourg)

Tortellini à la courge et aux champignons

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Risotto aux crevettes

Risotto au fumet de crevettes, et arancini aux crevettes

risotto aux crevettes

La première fois que j’ai réalisé cette recette, je me suis dit que je plus jamais je ne jetterai les têtes et carapaces des crustacés. Côté bouillon, j’ai fait le ménage depuis un moment. Sauf exception, je n’utilise plus que les bouillons Ariaké et j’évite les bouillons de cube classiques bourrés de matière grasse végétale douteuse. Mais le risotto au fumet maison, c’est quand même vachement plus sympa ! Sans la respecter à la lettre, pour la recette du fumet, je suivi la recette du Sot L’y Laisse, claire, précise, pédagogique (illustrée step-by-step), toujours appréciable pour les techniques de base.

Aujourd’hui, ce n’est pas une mais deux recettes que je vous propose. Puristes, éloignez-vous de cet écran. Pour les arancini, je n’ai rien ajouté de plus au centre, ni mozzarella, ni quoi-que-ce-soit, j’ai tout simplement recyclé mes restes de risotto et coupé les crevettes pour mieux les intégrer (avec la moitié du risotto, j’ai pu réalisé une dizaine d’arancini). Et si le risotto vous semble manquer de crémeux sur la photo, c’est tout simplement que faute de séance tardive et de manque de lumière, j’ai rempilé le lendemain. Entre la photo et le crémeux, j’ai choisi : j’ai finalement préféré déguster mon risotto minute, c’est à dire chaud.

Munitions pour le fumet de crevettes (pour env. 700-800 ml):

  • 500g de crevettes roses
  • 1 bouquet garni (thym, laurier)
  • 1 petit oignon
  • 1 échalote
  • 1 petite carotte
  • un peu de concentré de tomates
  • 30 cl de vin blanc
  • huile d’olive
  • env. 1 litre d’eau

Décortiquez les crevettes, récupérez les têtes et les carapaces. Réservez les crevettes pour le risotto.

Ciselez l’oignon et l’échalote. Épluchez puis coupez la carotte en petits cubes.

Placez les têtes et carapaces dans une sauteuse et faites les revenir quelques minutes dans l’huile d’olive à feu moyen. Ajoutez l’oignon, l’échalote, la carotte, mélangez et faites revenir 2-3 min. Ajoutez un peu de concentré de tomates, laissez-le « accrocher » un peu dans la sauteuse.

Pilez les têtes et carapaces (avec un presse-purée par exemple ou le manche d’un rouleau à pâtisserie). Ajoutez le vin blanc et laissez réduire.

Ajoutez le bouquet garni puis versez l’eau puis laissez mijoter à feu moyen env. 20-25 min.

Écumez si nécessaire, puis filtrez le fumet au chinois ou à l’aide d’une étamine.

risotto aux crevettes

Munitions pour le risotto (pour 4 détenus) :

  • 250g de riz rond arborio
  • 1 oignon
  • 10 cl env. de vin blanc
  • 50g env. de parmesan
  • 2 c. à soupe de crème fraîche épaisse

Réchauffez le fumet. Ciselez un petit oignon. Faites chauffez de l’huile dans une sauteuse. Faites-y revenir l’oignon quelques minutes sans le faire colorer. Ajoutez le riz, remuez régulièrement quelques minutes et faites-le nacrer (il doit devenir translucide).

Versez du vin blanc pour déglacer et laissez évaporer. Versez une louche de fumet. Faites cuire en remuant régulièrement jusqu’à le riz absorbe le liquide. Ajoutez une nouvelle louche de fumet et ainsi de suite jusqu’à ce le riz soit cuit (env. 20 min).

Un peu avant la fin de la cuisson, faites chauffer un peu d’huile dans une poêle. Faites-y revenir les crevettes quelques minutes. Salez, poivrez.

Hors du feu, ajoutez le parmesan, et la crème fraîche et remuez. Mélangez les crevettes au risotto. Servez.

arancini

Pour les arancini aux crevettes :

  • farine
  • chapelure
  • 1 œuf

Utilisez vos restes de risotto froid. Repêchez les crevettes et coupez-les en petits morceaux. Humidifiez vos mains. Prélevez des portions de risotto et formez des boules bien régulières. Roulez les boules dans la farine, puis dans l’œuf, puis dans la chapelure en les enrobant bien.

Chauffez le bain de friture (180°C). Plongez les boules dans la friture, laissez frire jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. Égouttez sur du papier absorbant. Dégustez !

arancini

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Tarte épinards ricotta

Tarte épinards ricotta

Tarte épinards ricotta

Je radote encore, mais je raffole des tartes, c’est vraiment mon péché mignon. Mais un peu de verdure par ici, ça nous changera…Ce sera une tarte salée pour cette fois.
Épinards-ricotta, pas de quoi fouetter un chat, une association somme toute classique, mais avec une pointe de citron pour titiller un peu les papilles et des graines mélangées pour le croquant (la version épinards-feta par ici).

Jusqu’ici je tournais avec une ou deux recettes de pâte brisée, tout en me disant que je n’avais pas encore trouvé la brisée idéale. J’ai eu envie de changer et j’ai testé celle de Conticini (extraite du livre « Pies »). Une bonne surprise que cette pâte, que j’utiliserai dorénavant bien plus souvent. Crue, elle se tient bien, pas collante. Cuite, une bonne texture croustillante. Résultat : en entrée ou en plat, une chouette tarte, facile, savoureuse et qui sent bon le printemps ! A déguster avec une salade de jeunes pousses par exemple.

Munitions pour 1 tarte d’env. 4 personnes (réalisée dans un moule rectangulaire de 34,5 x 11 cm)

Pour la pâte brisée :

  • 150g de beurre froid
  • 200g de farine de blé
  • 1 c. à soupe de sucre glace
  • 1 c. à café de sel
  • 55 ml d’eau
  • 1 c. à soupe de vinaigre blanc

Pour la garniture :

  • 250g env. d’épinards frais
  • 2 œufs
  • 250g de ricotta
  • 10 ml env. de crème fraîche liquide
  • 20g parmesan râpé
  • zestes d’un demi citron
  • sel, poivre, muscade
  • 1 poignée de graines mélangées torréfiées (lin, tournesol…)
Tarte épinards ricotta

Dans un récipient, mélangez la farine avec le sucre glace et le sel. Ajoutez le beurre coupé en morceaux. Écrasez le beurre avec les mains jusqu’à ce qu’il soit bien intégré à la farine. Versez l’eau vinaigrée. Malaxez jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Finissez en fraisant (écraser la pâte avec la paume des mains) la pâte sur le plan de travail pour bien intégrer le beurre. Filmez puis placez la pâte au frais une heure. (vous pouvez évidemment préparer la pâte au batteur si vous préférez)

Faites chauffer une belle noix de beurre dans une sauteuse. Ajoutez les épinards et faites les cuire quelques minutes (sans les faire colorer) jusqu’à ce qu’ils « tombent » (réduisent de volume). Égouttez-les dans une passoire, pressez-les pour retirer un maximum d’humidité. Laissez-les refroidir, puis coupez-les grossièrement.

Abaissez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné, puis disposez-la dans le moule (beurré et fariné ou recouvert de papier cuisson). Piquez le fond à la fourchette. Remettez au frigo pendant la préparation de la garniture.

Préchauffez le four (électrique) à 200°C. Râpez finement le zeste d’un demi citron.
Dans un récipient, battez la ricotta avec les œufs. Ajoutez la crème fraîche, le parmesan, une partie des graines et les zestes de citron. Puis ajoutez les épinards. Rectifiez l’assaisonnement. Versez la garniture sur la pâte.

Enfournez et faites cuire env. 40-45 min. (bas du four). A la sortie du four, parsemez avec les graines mélangées restantes.

Tarte épinards ricotta
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Knepfle au fromage blanc

Recette Marc Haeberlin « La cuisine alsacienne »

knepfle au fromage blanc

Dans la lignée des spaetzle, le plat doudou des alsaciens, les knepfle c’est la version très dodue ! On peut les réaliser de différentes manières, j’ai voulu tester une version au fromage blanc. Ils sont parfaits pour accompagner une viande en sauce, un filet mignon, une petite blanquette de veau made in Alsace. A déguster aussi en poêlée automnale avec des champignons. On peut les déguster directement en les sortant de l’eau. Mais ils sont encore meilleurs dorés à la poêle dans une noix de beurre, crousti-fondants ! Perso je fais revenir un peu d’oignon en début de cuisson et j’ajoute du persil à la fin. Quelques fois je déglace aussi avec du vin blanc. Ici j’ai ajouté quelques petits morceaux de jambon sec, que j’ai fais revenir à la poêle en même temps que les knepfle. Fini les spaetzle et knepfle du supermarché. C’est tellement facile de les faire maison qu’on aurait tort de s’en priver. Elsass power !

knepfle au fromage blanc

Munitions pour env. 4 personnes :

  • 250g de farine
  • 250g de fromage blanc
  • 3 œufs
  • beurre
  • persil ou ciboulette
  • noix de muscade
  • sel, poivre

Versez la farine dans un récipient (ou la cuve de votre batteur). Ajoutez le fromage blanc et les œufs, un peu de persil ou de ciboulette. Salez, poivrez et ajoutez la muscade. Mélangez tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte épaisse et consistante (mais qui reste fluide).

Faites bouillir une grande casserole d’eau légèrement salée. Deux options : soit vous utilisez une grille à spaetzle/knepfle (système D : le disque d’un presse-purée avec de gros trous – env. 3 mm – peut faire office de grille également), soit vous pouvez les réaliser manuellement, mon choix pour cette recette.

Prélevez de petites portions de pâte (l’équivalent d’une petite 1/2 cuillère à café, les knepfle prennent du volume dans l’eau). Pochez-les dans l’eau, les knepfle remontent à la surface lorsqu’ils sont cuits. (s’ils sont un peu gros, coupez-en un en deux pour vérifier la cuisson, pour qu’ils ne soient pas crus à l’intérieur). Égouttez-les dans une passoire et passez-les sous un filet d’eau froide.

Faites fondre une noix de beurre dans une poêle et faites sauter les knepfle quelques minutes jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Salez, poivrez et servez !

knepfle au fromage blanc

 

 

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Risotto de pépinettes aux noix

Risotto de pépinettes aux noixAu mois de juin (oui, ça commence à dater sérieusement, mais mieux vaut tard que jamais) j’avais eu l’occasion de participer à une dégustation de produits locaux
organisée par Alsace Qualité au Black & Wine Bar. Derrière les fourneaux, notre hôtesse Leila, nous avait concocté un menu à base de produits « sous signe de qualité »
(quelques éclaircissements dans le billet qui suivra). De belles recettes avec de bons produits. Une recette en particulier m’avait beaucoup plu, le risotto de pépinettes aux noix (photo un peu plus bas), de petites pâtes en forme d’épis ou de longs grains de riz si vous préférez, commercialisées par la marque alsacienne Grand Mère (et tout bon alsacien qui se respecte a toujours un paquet au fond de son placard).

Elle fait partie de ces petites recettes que j’aime, de celles que l’on a envie de refaire chez soi de temps en temps, gourmande, originale, mais accessible, avec un produit grande conso. A l’heure où le one pot pasta est à la mode, la transition vers le pasta-sotto était facile !

Et pour la petite histoire : pour la fabrication de ses pâtes, la société Grand’Mère respecte une recette traditionnelle aux œufs frais, 7 œufs par kilo de semoule supérieure de blé dur. Les produits Grand Mère bénéficient d’une IGP européenne (Indication Géographique Protégée) « Pâtes d’Alsace ». Ce qu’on appelle un produit « sous signe de qualité », ça vous donne une piste…

Je me suis amusée à reproduire la recette de Leila (enfin à m’en inspirer sérieusement) bien que n’ayant aucune information particulière sur la liste d’ingrédients. J’ai ajouté du mascarpone en fin de cuisson pour le crémeux même si la recette originale était celle d’un risotto à base de parmesan, donc un peu plus salée.

Munitions pour 2 détenus :

  • 150g de pépinettes Pâtes Grand Mère
  • un sachet de bouillon de légumes Ariaké
  • une douzaine de cerneaux de noix
  • un 1/2 oignon
  • env. 5 cl vin blanc
  • env. une dizaine de brins de ciboulette
  • 2 c. à soupe de mascarpone
  • env. 25g de beurre
  • sel, poivre
  • un peu de parmesan

Préparez env. 50 cl de bouillon de légumes. Gardez quelques cerneaux et éclats pour la fin, puis hachez finement les noix, Ciselez la ciboulette.

Dans une sauteuse, faire fondre une noix de beurre. Ajoutez l’oignon ciselé et faites revenir. Ajoutez ensuite les pépinettes et remuez bien.

Déglacez au vin blanc et laissez-le s’évaporer. Versez quelques louches de bouillon,  mélangez et remuez régulièrement. Quand le bouillon est absorbé, rajoutez-en progressivement, poursuivez la cuisson en remuant constamment jusqu’à ce que les pépinettes soient tendres.

Retirez le risotto du feu, ajoutez le mascarpone et la ciboulette. Mélangez bien. Dressez dans des bols ou des assiettes, parsemez d’un peu de parmesan et de quelques demi-cerneaux ou éclats de noix.

Risotto de pépinettes aux noix

Alsace Qualité

Roulade de volaille, pesto de coriandre, chutney aux dattes – Samossa de volaille d’Alsace, gingembre, cacahuètes et miel d’Alsace – Risotto de pépinettes, noix, parmesan – Cromesquis de knacks d’Alsace, sur lit de choucroute d’Alsace – Pinot Grand Cru 2011

Alsace Qualité

Verrine cheesecake, compotée de rhubarbe, salade de fruits au miel d’Alsace

 

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Galettes de quinoa, ciboulette, parmesan

Galettes de quinoa, ciboulette, parmesan

Galettes de quinoa, ciboulette et parmesan

Le quinoa, on aime ou on aime pas. Perso, j’adore le quinoa et son petit goût caractéristique. Et j’aime encore plus quand il croustille ! J’avais déjà réalisé une recette de galettes de quinoa, mais j’ai trouvé celle-ci encore plus réussie. J’ai pioché cette recette dans mes archives british, un ancien exemplaire du magazine Delicious. Une traduction (et une légère adaptation) plus tard et pour l’avoir réalisée à plusieurs reprises maintenant, je suis fan. A déguster avec un peu de verdure (mais pas trop ;-)) !

Munitions pour env. 10 galettes :

  • 170g de quinoa
  • 350 ml d’eau
  • 2 œufs
  • env. 2 c. à soupe de ciboulette
  • un 1/2 oignon
  • 1 à 2 gousses d’ail (selon les goûts)
  • 2 c. à soupe de parmesan
  • env. 3 c. à soupe de chapelure
  • sel, poivre
  • huile

Lavez bien le quinoa (pour le débarrasser de la saponine) puis égouttez-le. Versez 350 ml d’eau dans une casserole avec une pincée de gros sel. Ajoutez le quinoa. Démarrez à l’eau froide et faites cuire à feu moyen env. 20 min. jusqu’à ce que le quinoa ait absorbé toute l’eau. Laissez refroidir.

Pendant ce temps, ciselez l’oignon, la gousse d’ail et la ciboulette.

Une fois refroidi, mélangez les 2 œufs légèrement battus au quinoa. Ajoutez l’oignon, l’ail, la ciboulette, le parmesan et la chapelure. Salez, poivrez si nécessaire (le parmesan étant salé, allez-y mollo). Mélangez bien. Laissez reposer quelques instants pour que la chapelure absorbe l’humidité.

A la main façonnez ensuite de grosses boules, aplatissez-les légèrement. Faites chauffer de l’huile dans une poêle. Déposez les boules, aplatissez-les à la spatule. Pour de belles galettes bien régulières, vous pouvez également utiliser un cercle à pâtisserie de 8 cm env., aplatissez les galettes avec le dos d’une cuillère. Faites cuire chaque face quelques minutes jusqu’à ce les galettes soient bien dorées.

NB : Préparez les galettes de préférence le jour où vous réalisez la recette. J’ai conservé un peu de quinoa préparé au frigo, mais j’ai trouvé que les galettes cassaient plus facilement à la cuisson le lendemain.

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Burger mozzarella, menthe, concombre

C’est qui les reines du barbecue ?

Attention, une barbaque peut en cacher une autre. Ou comment une soirée grillades vire en soirée burgers. L’avantage avec le barbecue, c’est qu’on peut tout lancer sur la grille. J’avais envie d’un burger « fraîcheur » alors après la coriandre, c’est la menthe et le concombre qui jouent les invités. La viande et l’accompagnement ont été travaillé, mais pour aller un plus vite, j’ai pris des buns déjà prêts. Ajustez évidemment les quantités si vous souhaitez préparer plus de burgers.

Burger mozzarella menthe concombreMunitions pour 2 burgers

Pour la viande :

  • env. 400g de viande hachée de bœuf
  • env. 20 g de chapelure
  • 1 c. à café de moutarde
  • un petit oignon rouge
  • 1 œuf battu
  • env. 3 branches de menthe
  • 2 buns / pains à burger (recette de buns maison) ou petits pains ronds
  • 1 boule de mozzarella di buffala
  • De la sauce aïoli de bonne qualité (ou maison)

Pour les concombres :

  • 1/2 concombre
  • jus d’un citron
  • 1 c.à soupe huile d’olive
  • sel, poivre

Ciselez les feuilles de menthe. Coupez le concombre en petits cubes (ou en fines rondelles). Placez dans un saladier, ajoutez le jus de citron, l’huile d’olive, une petite poignée de menthe (dosez selon votre goût) salez, poivrez et mélangez bien.

Ciselez l’oignon. Dans un récipient, écrasez et mélangez la viande hachée avec la chapelure, l’œuf battu, la moutarde, l’oignon, et la menthe. Façonnez deux burgers.
Coupez la mozzarella en tranches.

Placez au barbecue et faites cuire la viande jusqu’à ce qu’elle soit saisie (ou selon la cuisson souhaitée). Placez les buns (séparés en deux) très rapidement sur la grille pour les faire toaster et dorer (la face avec la mie vers le bas, surveillez).

Étalez un peu de sauce aïoli sur la base du burger. Posez la viande sur le pain, ajoutez une ou deux tranches de mozzarella, des cubes de concombres, parsemez un peu de menthe (salez, poivrez si nécessaire). Posez la deuxième moitié du bun. Servez avec le reste de concombres.

Burger mozzarella menthe concombre

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Brochettes de poulet citron coriandre

brochettes de poulet citron coriandreOpen bar-barque !

Qui a dit que la viande était une affaire de mecs ? Certainement pas moi ! En bonne carnivore, je pourrais manger de la viande tous les jours (je vais encore m’attirer les foudres de la communauté vegan). J’ai des envies très primaires. Constatez que j’ai écrit « pourrais » et que ce n’est pas le cas au quotidien. Quoi qu’avec les températures actuelles, le barbecue a quand même tendance à tourner à plein régime. On a pas franchement envie de s’encombrer pas avec la popote.

Pour les grillades, en général par ici c’est plutôt les traditionnelles merguez et chipolatas, les cuisses et escalopes de poulet, les brochettes de bœuf, quelques légumes, tomates-mozzarella…On assaisonne et sur le grill Émile ! Sans effort, mais ça a le mérite d’être rapide et bon.

Pour Lidl, je me suis dévouée (une opé viande ? trop dur ! ;-)) Ce sera donc un peu plus travaillé que d’habitude. Cette année, les filles sont aux commandes. Aujourd’hui c’est brochettes de poulet au citron, avec beaucoup d’herbes fraîches ! Alors ? c’est qui les reines du barbecues ?

Munitions pour 6 petites brochettes env.

  • le jus de 2 citrons (env. 5-6 c. à soupe)
  • 2 c.à soupe de zestes de citron
  • env. 60 ml d’huile d’olive (env. 4 c. à soupe)
  • 1 c. à soupe de miel
  • sel, poivre
  • 1 gousse d’ail
  • 2 c. à soupe de coriandre fraîche
  • 1 c.à soupe de menthe fraîche
  • 4 filets de poitrine de poulet (Lidl Label Rouge)

Zestez finement les deux citrons puis pressez le jus.
Mélangez 2 c. à soupe de zestes avec le jus, l’huile, le miel. Salez et poivrez.
Épluchez la gousse puis émincez-la finement, ajoutez-la au mélange.
Ciselez la coriandre et la menthe et ajoutez à la préparation.

Coupez les filets de poulet morceaux. Plantez-les sur des piques en bois (ou en métal). Badigeonnez les brochettes au pinceau. Faites cuire au barbecue. Salez, poivrez selon convenance.

brochettes de poulet citron coriandre

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