Palets aux noix et café

palets aux noix et café

Chaque année le même rituel. Inlassablement. Passer de longs moments à repérer et épingler sur Pinterest. Ressortir tous ses grimoires (et y en a un paquet). Choisir, sélectionner : les classiques, les chouchous, les petits nouveaux…Établir une première liste de bredele longue comme le bras. Restreindre la liste (frustraaaation).
J’avais trouvé ces petits palets aux noix et café chez Christelle, une véritable orfèvre de la pâtisserie. Je me souviens qu’ils m’avaient donné du fil à retordre car la pâte étaient très friable. Mais le bredele en valait la chandelle, ultra sablé et croustillant.

Munitions :

  • 110g de beurre mou
  • 160g de sucre
  • 160g de noix en poudre (vous pouvez les torréfier avant pour un goût plus marqué)
  • 150g de farine
  • 2 c. à café de café moulu
  • 2 c. à café de café soluble
  • 1 1/2 c. à café de fleur de sel
  • 1 c. à soupe d’eau

Pour la finition : sucre + café moulu + un peu d’eau

Dans un récipient (ou la cuve de votre robot), placez tous les ingrédients. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte homogène. Façonnez des boudins d’env. 2 cm de diamètre. Filmez-les et laissez-les reposer au frais pendant 1 à 2 heures. Sortez les boudins du réfrigérateur.

A l’aide d’un pinceau, humidifiez chaque boudin, puis roulez-les dans le mélange sucre et café moulu. Replacez au frais env. 30 minutes.

Préchauffez le four sur 160 °C (FCT).

Sortez les boudins de pâte et coupez des tranches d’env. 1 cm d’épaisseur.
Déposez les petits palets sur une plaque recouverte de papier cuisson. Placez au four et faites cuire chaque fournée env. 13-15 min. selon le four (en les tournant à mi-cuisson). Les sablés doivent avoir une belle coloration dorée et vont se creuser un peu au centre.

Sortez les palets du four et laissez-les refroidir complètement (ils sont très fragiles en sortant du four) avant de les déposer dans une boîte métallique.

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Croquettes aux noisettes (Nussecken)

croquettes aux noisettes nussecken

L’an dernier, pleine de bonne volonté, j’ai réussi à publier une recette. Motivée, je pensais continuer sur ma lancée avec une seconde. C’était sans compter sur la nouvelle mouture de wordpress qui m’a ralentie pile au bon moment. Un lointain souvenir. Cette année, j’ai décidé de prendre le bredele par les cornes et de m’y prendre (à peu près) à temps. En commençant par publier toutes les recettes que j’avais réalisées l’an dernier et que je n’avais pas mises en ligne (Lu sur IG : « c’est dommage, vous mettez pas les recettes sur votre blog » – Bah si Madame.)

On démarre par les croquettes aux noisettes, plus connues outre-Rhin sous le nom de Nussecken, une spécialité assez répandue. Si elles font partie des innombrables recettes de Weihnachtspläztchen (les petits gâteaux de l’Avent ou l’équivalent de nos bredele), la dégustation s’étend elle, bien au-delà des fêtes de fin d’année (et en version XXL qui plus est). Et tout comme en Alsace, en Allemagne on ne badine pas avec les Weihnachtspläztchen. C’est une affaire très sérieuse.

Bon, croquettes n’est pas franchement le terme le plus flatteur. « Coins » serait plus fidèle à la traduction, mais c’est bien moche aussi. Triangles donc, un peu moins vilain. Et sinon c’est quoi le pitch dans ta potch (vieille blague de quadra, pardon) ? Une pâte sablée, surmontée d’une généreuse couche de noisettes mélangées à du beurre et du sucre. Entre les deux, une fine couche de confiture. Cette étape est facultative et ne compromet en rien la recette, les croquettes seront tout aussi bonnes sans confiture. Mais bon, foutus pour foutus, on est plus à une couche près. On détaille ensuite la pâte en triangles et on glace les extrémités (ou les arêtes) de chocolat.

Difficile d’établir un classement tant la liste est longue et le choix varié, mais je crois que les croquettes aux noisettes figurent sur mon podium. Avec les bâtonnets aux amandes et chocolat et les spritzbredele. Je suis dingo de noisettes, de praliné, et de bredele à la confiture. La recette est extraite – une fois n’est pas coutume – de la bible « Les petits gâteaux d’Alsace » de notre creaminelle en chef Suzanne Roth (faut-il encore la présenter ?).

croquettes aux noisettes nussecken

CROQUETTES AUX NOISETTES, LA RECETTE.

Munitions pour la pâte sablée :

  • 300g de farine
  • 150g de sucre en poudre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 100g de beurre
  • 1 pincée de sel
  • 2 œufs
  • 1 c à c de levure chimique

Munitions pour la garniture aux noisettes :

  • 150g de beurre
  • 150g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 4 c à s d’eau
  • 150g de noisettes en poudre
  • 150g de noisettes hachées

Et aussi : env. 4 c. à soupe de confiture d’abricots (ou de framboises)

Pour le glaçage : chocolat noir

Préparez la pâte : placez la farine dans un récipient (ou la cuve de votre batteur). Ajoutez le sucre, le sucré vanillé, le sel, la levure. Coupez le beurre en petits morceaux, ajoutez-le aux ingrédients. Puis sablez (= écraser le beurre avec la paume de vos mains) pour bien intégrer le beurre jusqu’à obtention d’une masse sableuse. Ajoutez l’œuf et mélangez jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Si la pâte est peu collante, placez-la au frais env. 1 heure.

Abaissez (= étalez) la pâte en un rectangle sur une épaisseur d’env. 3 mm. (ou bien étalez directement votre pâte sur la feuille de papier cuisson, puis posez le tout sur la plaque). Posez-le sur une plaque recouverte de papier cuisson. Badigeonnez la pâte d’une fine couche de confiture (facultatif).

Préparez la garniture : faites fondre le beurre avec le sucre vanillé et l’eau et portez à ébullition. Ajoutez ensuite les noisettes moulues et hachées. Retirez du feu et laissez tiédir. Pendant ce temps préchauffer le four à 150°C. Étalez et répartissez cette masse sur la pâte. Placez au four et faites cuire pendant env. 25 à 30 min.

croquettes aux noisettes nussecken

Après la cuisson, découpez en carrés d’env. 6 x 6 cm, puis recoupez ces derniers en triangles (pour des croquettes aux noisettes bien proportionnées et nettes, je les découpe à l’aide d’emporte-pièce carré).

Glaçage : faites fondre le chocolat noir (avec une c à c d’huile) au bain-marie à feu doux. Trempez les extrémités des triangles dans le chocolat fondu. Disposez sur une grille et laissez prendre.

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Spaetzle au basilic, tomates rôties

spaetzle basilic tomates rôties

Jusqu’ici, j’avais toujours réalisé la pâte nature, j’ai eu envie de l’aromatiser et d’apporter à cette recette traditionnelle et réconfortante, généralement complice des volailles ou des plats en sauce, une touche de couleur. Du coup, je me surprends à imaginer quelques variantes. Je pense déjà à une version à la tomate, à la courge pour cet automne ou encore à la farine de châtaigne. Les spaetzle alsaciens se mettent donc aujourd’hui à l’heure d’été, façon margherita : une pâte parfumée au basilic, des tomates rôties bien juteuses, le tout accompagné de mozzarella fondante !

Munitions pour 2 personnes :

  • 160g de farine de blé
  • 40g de semoule de blé fine
  • 2 œufs
  • 100 ml d’eau
  • Une bonne pincée de sel
  • 15-20g de feuilles de basilic

Pour l’accompagnement :

  • tomates cerises ou en grappe (comptez 5-6 tomates/pers)
  • sel, poivre
  • huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • quelques herbes (thym, romarin…)
  • 1 boule de mozzarella

Réalisation des spaetzle :

Dans un récipient, versez la farine et la semoule. Creusez une fontaine et disposez les œufs battus et le sel. Mélangez les ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajoutez l’eau progressivement pour délayer, puis à l’aide d’une cuillère en bois, battez vigoureusement. La pâte doit être lisse et un peu élastique mais coulante. Après avoir arrêté de battre, la pâte doit former de petites bulles qui remontent à la surface.

Ciselez le basilic. Mixez-le avec 1 ou 2 c. à soupe de pâte pour la colorer et bien incorporer le basilic . Ajoutez ensuite au reste de la pâte. Placez la pâte au frais une heure (voire toute une nuit).

Portez à ébullition une casserole d’eau salée. Posez la râpe à spaetzle sur la casserole, versez une bonne louche de pâte et puis faites des mouvements de va et vient pour que les spaetzle tombent dans l’eau. Les spaetzle sont cuites lorsqu’elles remontent à la surface.

Égouttez-les, ajoutez un filet d’huile d’olive pour éviter qu’elles ne collent.

Préparez les tomates rôties :

Préchauffez le four à 200°C. Disposez les tomates sur la plaque recouverte de papier cuisson. Ajoutez la gousse d’ail coupée en deux. Salez, poivrez, parsemez de quelques herbes et arrosez d’huile d’olive. Placez au four et faites cuire env. 20 min. jusqu’à ce que la peau des tomates éclate.

Faites dorer les spaetzle dans une poêle avec un peu d’huile et de beurre. Servez les spaetzle accompagnées des  tomates rôties, ajoutez la mozzarella coupée en petits morceaux.

NDLR : Pour cette recette de spaetzle au basilic et tomates rôties, j’ai repris la recette de base des spaetzle, j’ai réduit la quantité pour deux personnes, la recette initiale étant très généreuse (4-5 pers.). Si toutefois vous souhaitez conserver ces proportions, ajoutez env. 50g de feuilles de basilic. 

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Sablés spitzbuben au cacao et à la gelée de vin chaud

spitzbuben cacao gelee vin chaud

A marquer d’une pierre blanche, le retour de la Creaminelle, le temps de quelques recettes de Noël…Ou plus, sait-on jamais, si l’envie venait à me démanger…Mes dernières photos de bredele ont eu l’air de bien plaire sur Instagram, et j’ai senti poindre la déception chez certains de ne pas pouvoir les réaliser. Vous n’avez donc plus aucune excuse ! Je vous dévoile la recette des sablés spitzbuben au cacao et à la gelée de vin chaud.

Du concentré de Noël dans ces bredele ! Vous pouvez bien évidemment garnir les sablés d’une autre confiture si vous ne trouvez pas de gelée de vin chaud (la framboise fera bien l’affaire également). Mais prenez plutôt une bonne confiture de Noël. Pour les autochtones, je me fournis toujours sur le stand Chez Mathilde, situé place Broglie durant la période du marché de Noël ou bien chez les Confitures de Nicole à Châtenois (dispos en grandes surfaces)

Munitions :

  • 210g de farine de blé
  • 20g de cacao en poudre
  • 30g d’amandes en poudre
  • 30g de noisettes en poudre
  • 150g de beurre mou
  • 90g de sucre glace
  • 1 œuf
  • 1 pincée de sel
  • 1/3 de fève tonka râpée

Pour garnir :

  • 1 pot de gelée de vin chaud (ou de confiture de Noël par ex.)

Préparation : Dans un récipient (ou la cuve de votre batteur) battez le beurre coupé en morceaux avec le sucre glace. Ajoutez l’œuf et travaillez jusqu’à obtention d’une masse homogène.

Mélangez la farine, le cacao, la fève tonka râpée, le sel, les noisettes et les amandes puis ajoutez à la préparation jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène. Enveloppez dans du film et placez env. 2 heures.

Préchauffez le four à 170°C.

Étalez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné (ou une feuille de papier cuisson).
Découpez des formes à l’emporte-pièce (pensez à découper autant de sablés pleins que de sablés creux). Récupérez les chutes et découpez la pâte jusqu’à épuisement.
Faites cuire chaque fournée env. 12-13 min. Laissez refroidir.

Assemblez les sablés pleins et creux avec la gelée (réchauffez-la légèrement pour mieux l’étaler).

Source : http://www.paules.lu

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Carrés crumble aux myrtilles et citron vert

Carrés crumble aux myrtilles et citron vert

Recette adaptée de Linda Lomelino, Journal d’une Food Styliste

Devant la pression générale, il a fallut reprendre du service. Je pourrais m’étaler longuement sur les raisons de cette absence et y consacrer un billet entier mais je ne sais pas cela en vaut vraiment en la peine. En attendant de retrouver une certaine assiduité (et la petite flamme), voici la recette des carrés crumble aux myrtilles, extraite du livre de Linda Lomelino. Bon, en gros, je pourrais te coller du citron vert un peu partout en ce moment et je trouve que l’association petites baies noires / citron vert fait des merveilles. Ajoute du crumble sur un truc, et c’est banco ! Un peu réfractaire au début (moi et les modes…), j’avoue, le crumb cake m’a conquise. J’ai mélangé framboises et myrtilles dans ma seconde fournée, mais sans le citron vert cette fois.

Have a break, have a crumb cake.

Munitions pour un moule de 18-20 cm (9 parts env.)

Pour la pâte à crumble :

  • 210g de farine
  • 115g de sucre
  • 1/2 c. à café de levure chimique
  • 125g de beurre doux froid coupé en petits cubes
  • 1 pincée de sel
  • 1 jaune d’œuf
  • quelques gouttes d’extrait de vanille ou un peu de vanille en poudre

Pour la garniture :

  • 250g env. de myrtilles fraîches ou surgelées (ou les fruits rouges de votre choix)
  • 40g de sucre roux
  • 2 c. à café de fécule de maïs
  • 1 c. café de zestes râpés de citron vert
  • 1 c. à soupe de jus de citron vert
  • 1 c. à soupe de sucre roux pour saupoudrer

Préchauffez le four à 200°C. Zestez finement le citron vert, pressez le jus. Tapissez un moule carré de papier cuisson (ou beurrez et farinez-le).

Préparez la pâte : placez la farine, la levure, le sel, le sucre et le beurre dans un récipient. Sablez, c’est à dire travaillez les ingrédients entre les paumes de vos mains jusqu’à ce que le beurre soit complétement intégré et jusqu’à obtention d’une consistance sableuse. Ajoutez l’œuf et la vanille. Mélangez jusqu’à obtention d’une pâte homogène (pas besoin de passage au frais, la pâte est prête à être utilisée). 

Mélangez les myrtilles, le sucre, la fécule, les zestes et le jus de citron.

Déposez les 2/3 de la pâte dans le moule, étalez uniformément en pressant avec les doigts pour consolider le fond. Répartissez les fruits sur la pâte. Émiettez et parsemez la pâte restante sur les fruits. Saupoudrez de sucre roux, puis placez au four et faites cuire env. 35-40 min.

Laissez refroidir puis découpez des carrés. Zestez un peu de citron vert par-dessus pour la déco.

Carrés crumble aux myrtilles et citron vert
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Bugnes Lyonnaises

bugnes lyonnaises

Recette de bugnes lyonnaises

Cette année j’ai voulu changer un peu des beignets locaux au fromage blanc ou des traditionnels schenkele et essayer des bugnes lyonnaises. Je n’ai pas cherché bien loin pour une fois, en piochant chez Chef Simon. Bonne pioche à vrai dire. Il me semble qu’il existe des bugnes briochées, qui ressemble plus à des beignets classiques. Mais celle-ci ne contient pas de levure. C’est assez facile à faire, pas trop long, c’est bon, croustillant, ça se picore très très vite, ils sont partis en un rien de temps. Je prévois de relancer une petite fournée d’ici mardi.

Parallèlement, je me suis quand même lancée dans la préparation de beignets de carnaval, préparation qui a bien faillit me décourager. La pâte à mis des plombes à pousser. Même si j’adore la boulange, je déteste préparer les pâtes levées, ça me gonfle,  mais au sens figuré uniquement (la brioche et le kouglof font toutefois exception à la règle), je ne sais jamais quelle texture la pâte doit avoir, combien de temps pétrir, bref, les pâtes levées c’est un peu ma bête noire (je ne vous parle même pas de préparations au levain). Je pars souvent défaitiste en me disant que je n’obtiendrai pas la texture souhaitée (la mie filante reste encore un mystère pour moi), et même si au final je m’en tire souvent bien, il y a eu aussi, quelques jolis ratages. Mais l’attente valait la chandelle pour ces beignets, encore une recette Felder testée et approuvée,  je dois avouer que jusqu’ici, elles ne m’ont jamais trahie.

Munitions pour une bonne vingtaine de bugnes : 

  • 300 g de farine
  • 70 g de sucre
  • 80 g de beurre fondu (mais pas chaud)
  • 3 gros œufs
  • 5 g de sel
  • 2 c. soupe d’eau de fleur d’oranger (selon les goûts) ou autre arôme (gousse de vanille, zestes de citron, de bergamote ou d’orange, etc.)
bugnes lyonnaises

Dans un récipient, placez la farine avec le sel et le sucre. Ajoutez les œufs et mélangez.
Ajoutez le beurre fondu, la fleur d’oranger et mélangez bien jusqu’à obtenir une pâte homogène. Filmez-la et placez-la au frais une heure.

Sur un plan de travail légèrement fariné, abaissez la pâte. Découpez des losanges ou des rectangles à l’aide d’une roulette cannelée.

bugnes lyonnaises

Pratiquez une incision au centre de chaque losange, puis passez une extrémité au travers et retournez (comme sur la photo). Vous pouvez bien sûr passer cette étape « esthétique » et réaliser des rectangles/losanges simples.

Préparez le bain de friture à 170/180°C. Plongez les bugnes dans l’huile et laissez-les frire quelques minutes, en les retournant de temps à autre pour avoir une couleur uniforme, jusqu’à ce qu’elles soient dorées (ne les laissez pas brunir, au risque d’avoir des bugnes très dures).

Égouttez et placez sur du papier absorbant. Une fois tièdes, saupoudrez de sucre glace.

bugnes lyonnaises
bugnes lyonnaises
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Tarte au citron meringuée

Tarte au citron meringuée Thierry Mulhaupt

(Tarte au citron meringuée, recette Thierry Mulhaupt, « Au Grand Bonheur des Desserts »)

Après le meilleur carrot cake, la meilleure tarte au citron meringuée, en toute modestie. Nan je déconne. Pour une fille qui adore cuisiner des tartes, qui adore les agrumes, ne pas encore avoir touché à la tarte au citron meringuée, c’était quand même un gros un manquement au devoir. J’adore ça, j’en ai mangé un paquet chez les pâtissiers et pourtant je n’en fait jamais (enfin maintenant si). A l’inverse de la tarte à rhubarbe meringuée  (et là tu te rends compte que tu n’as pas non plus publié de tarte à la rhubarbe meringuée hein) ou de la tarte aux groseilles meringuée.

Passage au crible des recettes. Alors pour une bonne (première) tarte au citron meringuée ?  Au départ, j’étais tentée par la tarte au citron vert de Jacques Génin, fameuse, délicieuse paraît-il, j’ai choisi celle de Thierry Mulhaupt. Un peu dans un souci de rapidité – mais pour une demande un peu particulière que je tenais à honorer – car l’appareil au citron ne nécessitait pas de préparation particulière, il s’agit d’un flan simple aux jus et zestes. Mais c’est plutôt une bonne chose, car l’appareil sans beurre la rend plus digeste, plus agréable, avec tout le bon goût du citron. Alors Saint Valentin, cent Valentins, ou sans Valentin, toutes les occasions sont bonnes pour la tarte au citron meringuée.

Munitions pour une tarte de 24 cm (8-10 parts)

Pour la pâte sablée :

  • 250g de farine de blé
  • 125g de beurre
  • 30g d’amandes en poudre
  • 90g de sucre glace
  • 2,5g de sel
  • 50g d’oeuf (1 petit œuf)

Pour l’appareil à flan :

  • 100g d’œufs (env. 2 petits œufs)
  • 20g de jaune d’œuf (1 jaune)
  • 100g de sucre
  • 25g de fécule de maïs
  • 160 ml de crème liquide
  • 160g de jus de citron (le jus de 3 citrons)
  • le zeste d’un citron non traité

Pour la meringue :

  • 3 blancs d’œufs (env. 90g)
  • le même poids en sucre semoule (env. 90g)
  • sucre glace
Tarte au citron meringuée Thierry Mulhaupt

Préparez la pâte :
Dans récipient, sablez* la farine avec le beurre (*écrasez le beurre avec la farine entre les paumes de vos mains, jusqu’à ce que le beurre soit complètement intégré). Ajoutez les amandes en poudre, le sucre glace. Faites dissoudre le sel dans l’œuf légèrement battu. Ajoutez aux ingrédients. Mélangez jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Filmez la pâte puis placez-la au frais quelques heures (vous pouvez aussi la préparer la veille et laisser reposer la pâte une nuit entière au frais).

Préparez l’appareil à flan au citron :
Zestez finement le citron à la râpe (microplane). Pressez les citrons. Mélangez la fécule avec le sucre. Versez sur les œufs, le jaune d’œuf et mélangez bien au fouet.
Ajoutez ensuite les jus de citron et le zeste, puis la crème liquide. Mélangez bien et réservez.

Montage et cuisson :
Préchauffez le four à 170°C. Abaissez la pâte sur une épaisseur de 2-3 mm. Déposez* la pâte (*foncez) dans un cercle ou un moule à tarte (préalablement beurré et fariné ou recouvert de papier cuisson) de 24 cm.Déposez une feuille de papier cuisson, puis recouvrez de légumes secs (haricots, pois chiches…)
Faites précuire la pâte pendant env. 10 min. Retirez les légumes. Versez l’appareil à flan et poursuivez la cuisson env. 30 min. Sortez la tarte du four et décerclez ou démoulez, puis laissez-la refroidir sur une grille.

Meringue :
Pesez les blancs d’œufs, puis pesez le même poids en sucre semoule. Commencez à monter les blancs en neige. Lorsqu’ils sont bien mousseux, ajoutez la moitié du sucre.
Continuez de battre quelques instants, puis ajoutez l’autre moitié. Battez jusqu’à ce que la meringue soit brillante et ferme (jusqu’à ce qu’au stade du « bec d’oiseau »). Répartissez la meringue sur la tarte, soit à la poche douille, soit à la cuillère. Saupoudrez de sucre glace. Placez au four et faire cuire pendant 8-10 min. à 200°C.

NB : vous pouvez également ajouter le zeste d’un citron à la meringue.

Tarte au citron meringuée Thierry Mulhaupt
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Carrot cake (recette Ottolenghi)

carrot cake Ottolenghi

Carrot cake (Gâteau aux carotte et aux noix, « Le Cook Book » d’Ottolenghi)

Le carrot cake, ou l’éternel débat. Chacun croit détenir LA meilleure recette, la recette parfaite. J’ai toujours trouvé les affirmations de ce genre un tantinet prétentieuses. Ça vaut d’ailleurs pour pas mal d’autres recettes : le meilleur cake citron pavot, les meilleurs scones et j’en passe…Alors le carrot cake ? avec ou sans raisins ? avec des noix ou des noix de pécans ? Est-ce que la meilleure recette existe vraiment ? A mon sens, il n’existe pas de meilleure recette, mais DES recettes.

J’avais déjà testé celle de Jamie, un peu scotchée au départ par les quantités de sucre et de beurre. Au final, la recette s’était révélée plutôt concluante (mais à choisir, je préfère la texture Ottolenghi) assez dense, et encore meilleure le lendemain (c’est d’ailleurs souvent le cas). Depuis, quand je lis une recette de carrot cake, je ne me formalise plus.

Mais ne parlez pas de carrot cake sans beurre, sans sucre ou sans je-ne-sais-quoi sous peine de châtiments (et encore, j’suis sympa, déjà que la tendance healthy me court sérieusement sur le haricot). Dans le carrot cake, y a du gras, y a du sucre, et c’est comme ça qu’on l’aime. J’avais également repéré cette recette du Guardian, que j’aimerais tester à titre comparatif.

En novembre dernier, je déjeunais chez Ottolenghi à Londres. Sans doute l’une de mes meilleures expériences culinaires. Une expérience très végétale mais démente : de la fraîcheur, du goût, de l’originalité. Bref, j’ai adoré. Allez-y les yeux fermés. Ottolenghi saura convaincre même les plus carnivores récalcitrants aux légumes.

En dessert, j’avais choisi une part de carrot cake. La recette qui suit est extraite de son Cookbook (les meilleures recettes des restaurants) et elle est assez fidèle à mon souvenir londonien. Ottolenghi précise dans son livre qu’il y a deux camps : ceux qui aiment le carrot cake dense, fruité et puis les autres, ceux qui le préfèrent plus mousseux et léger (en texture, précisons).

J’ai respecté la recette quasi à lettre (20g de sucre en moins, mazette) mais en remplaçant le sucre blanc par du blond non raffiné. J’ai aussi ajouté quelques zestes d’orange, qui ne figuraient pas dans la recette originale. Les raisins secs, ne cherchez pas, il n’y en a pas, de toute façon j’aime pas ça (ou alors hachés menu-menu comme dans le Porter Cake).

Pour le frosting en revanche, je n’ai pas suivi sa recette. J’ai préféré un glaçage plus léger, moins sucré mais plus généreux…(Recette originale : 175g de fromage frais + 70g de beurre doux mou + 35g de sucre glace + 25g de miel). Tout est dit ou presque. C’était trop bon !

carrot cake Ottolenghi

Munitions pour 1 cake de 8-10 parts (réalisé dans un moule de 22 cm)

Pour le cake :

  • 160g de farine
  • 1/2 c. à café de levure chimique
  • 1/2 c. à café de bicarbonate de soude
  • 1/2 c. à café de clou de girofle et/ou de cannelle
  • 1 œuf
  • 1 jaune d’œuf
  • 2 blanc d’œufs
  • 200g d’huile de tournesol
  • 250g de sucre roux non raffiné
  • 50g de noix concassées
  • 50g de noix de coco râpée
  • 135g de carottes râpées
  • 1 pincée de sel
  • zestes râpés d’une 1/2 orange

Pour le frosting (glaçage) :

  • 300g de cream cheese (Philadelphia)
  • 1 à 2 c. à soupe de sucre glace
  • zestes d’orange
  • noix concassées

Préchauffez le four à 170°C. Graissez et farinez le pourtour du moule à manqué, tapissez le fond d’une feuille de papier cuisson.

Mélangez la farine, la levure, le bicarbonate et les épices. Battez légèrement l’œuf entier avec le jaune d’œuf. Versez l’huile et le sucre dans un récipient (ou la cuve d’un robot), battez 1 min. à vitesse moyenne. Réduisez la vitesse et ajoutez l’œuf battu. Ajoutez ensuite les noix, la noix de coco, les zestes d’orange et les carottes râpées. Ajoutez ensuite les ingrédients secs (farine, levure, bicarbonate, épices).

Montez les blancs en neige ferme avec la pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la préparation sans les écraser, en procédant en plusieurs fois.

Versez la pâte dans le moule. Placez au four et faites cuire env. 1 heure. Vérifiez la cuisson : plantez la lame d’un couteau, si elle ressort sèche le carrot cake est prêt. Sinon poursuivez encore un peu la cuisson

Pour le topping : battez le fromage blanc dans un bol pour le rendre lisse et léger.
Ajoutez le sucre glace et quelques zestes d’orange.Étalez le glaçage sur le cake. Râpez quelques zestes par-dessus pour la déco et parsemez de noix concassées.

carrot cake Ottolenghi
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Pancakes à la courge butternut (pumpkin pancakes)

pancakes à la courge butternut

J’avoue, des crêpes et des galettes, je n’en fais que très rarement. Je ne sais pas trop pourquoi, parce que j’aime bien ça. Surtout la galette saucisse (si, si, c’est trop bon) !
En revanche, je ne boude pas mon plaisir avec les pancakes. J’en prépare plus régulièrement, de préférence le dimanche. Je prépare la pâte la veille, je laisse reposer une nuit pour un dimanche matin à la cool. J’ai ma recette fétiche, une recette de Trish Deseine, découpée dans un vieux Elle. Je l’ai toujours sous le coude, et même archivée dans mon téléphone, sait-on jamais, en cas de pancakes-emergency. Mais j’aime bien changer de temps à autre. Cet automne – complètement obsédée par les courges – j’avais envie de tester les pancakes à la courge, chaque année je les vois défiler sur les blogs US. Je vous propose donc cette recette réalisée il y a déjà quelques temps. Même si la saison est passée, on trouve encore quelque courges en rayons.

(inspiration www.ambitiouskitchen.com)

Munitions :

  • 125g de farine complète
  • 2 c. à café de levure chimique
  • une pincée de sel
  • 1 c. à café généreuse de mélange cannelle, gingembre, noix de muscade, clou de girofle
  • 100g env. de purée de butternut
  • 18 cl de lait d’amande
  • 1 sachet de sucre vanillé bourbon
  • 1 œuf

Pour la purée : dans la recette ma recette de Crumb Cake, j’expliquais comment réaliser la purée de butternut. Par exemple, avec un beau butternut de 900g (pelé et tranché) vous obtiendrez env. 450 g de purée (poids égouttée). Utilisez donc un 1/2 butternut pour cette recette. Vous n’aurez pas besoin de toute la purée, gardez-la pour un petit gratin individuel. Vous pouvez bien entendu utiliser une autre variété de courge (courge musquée, potiron…)

Voici la marche à suivre : coupez le butternut en tranches, retirez les graines dans la partie basse, puis épluchez-les. Coupez le butternut en cubes puis faites-le cuire à la vapeur, jusqu’à ce qu’il soit bien tendre. Dans un récipient, écrasez le butternut au presse-purée. Pour retirer un maximum d’humidité, idéalement passez la purée à travers une étamine (tissu très fin destiné à la préparation des confitures, à défaut un torchon propre)
Fermez et pressez. Le butternut va libérer son eau.

Pour les pancakes : dans un récipient, mélangez les ingrédients secs : levure, farine, épices et sel. Dans un second récipient, mélangez la purée de courge avec le lait, le sucre et l’œuf. Ajoutez aux ingrédients secs et mélangez bien.

Beurrez et huilez une poêle (ou utilisez un appareil multi-crêpes). Versez une louche de pâte. Laissez cuire jusqu’à formation de petites bulles à la surface, puis retournez et laissez dorer l’autre face.

Vous pouvez incorporer des pépites de chocolat à la pâte lors de la préparation, ou servir les pancakes avec du chocolat noir fondu.

pancakes à la courge butternut
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Scones citron et chocolat blanc

scones citron chocolat blanc

Non, les scones ne sont pas réservés qu’au brunch du week-end. Cette recette m’a été inspirée par Marilou, auteur du blog (et du livre) Trois fois par jour (la québécoise qu’on adore autant qu’on la déteste, jolie comme un cœur, sourire ultra-brite, crinière de lionne, bébé tout mignon, déco et photos de ouf, un compte instagram à faire pâlir toute personne normalement constituée, bref). Début janvier je faisais une descente à la Fnac, histoire de  trouver le cadeau de moi à moi, un des livres qui figure sur ma (bien trop longue) cook-book-list. Je feuillette, j’hésite, je repose, tiraillée entre l’Ultime Cake Book de Michalak (on s’refait pas), le Christmas Cookbook de Jamie, On va déguster de Gaudry, le livre du Hygge (en rupture), pour repartir (la nostalgie du dernier week-end londonien sans doute) avec un des livres d’Ottolenghi sous le bras, mais la recette, elle – du moins l’association – est restée dans ma tête. Ce n’est pas la recette originale, j’ai simplement adapté une recette que j’utilise régulièrement pour mes scones à la sauce Marilou.

Munitions pour 8 à 10 scones :

Pour la pâte :

  • 200g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 45g de sucre
  • 28g de beurre pommade
  • 25g d’œuf env. (un 1/2 œuf)
  • 75 ml de lait d’amande (7,5 cl)
  • zestes râpés d’un citron

Pour la dorure:

  • 1/2 œuf restant mélangé avec un peu de lait

Pour la déco:

  • chocolat blanc
scones citron chocolat blanc

Râpez finement le zeste de citron. Versez la farine tamisée dans un récipient avec la levure, le sucre, le beurre, les zestes de citron. Mélangez les ingrédients à la main, travaillez comme un crumble, de façon a bien incorporer le beurre. Ajoutez ensuite l’œuf et le lait d’amandes et continuez le mélange, sans trop amalgamer pour garder une texture un peu irrégulière.

Placez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné. Façonnez la pâte pour lui donner la forme que vous souhaitez (carré ou rond), étalez sur une épaisseur d’env.2 cm, puis découpez des carrés ou des triangles (vous pouvez aussi les emporte-piècer selon l’envie).

Préchauffez le four à 210°C. Disposez les scones sur une plaque recouverte de papier cuisson. Badigeonnez les scones avec le mélange oeuf-lait.

Placez au four et faites cuire entre 10 et 15 minutes selon le four. Surveillez la cuisson, il doivent rester un peu tendres à cœur et être joliment dorés. Pour vérifier la cuisson, plantez la lame d’un couteau ou cassez un scone pour vérifier qu’il n’y ait pas de pâte à crue à l’intérieur.

Une fois les scones refroidis : faites fondre le chocolat blanc au bain-marie. Placez-le dans une poche plastique, coupez l’extrémité, puis répartissez le glaçage sur les scones. Laissez prendre.

scones citron chocolat blanc
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