Tortellini à la courge et aux champignons

Tortellini à la courge et aux champignons
Aussitôt shootés, aussitôt engloutis, je trépigne déjà à l’idée d’en refaire. Ces tortellini à la courge, j’en ai rêvé. Et pour cause, je suis obsédée par les courges. Il a fallu faire vite pour prendre cette photo. Car non seulement, j’avais très envie d’y goûter et de les manger chauds ces tortellini, mais cette satanée lumière commence à baisser sévèrement le soir. C’est ça l’automne. Profusion de fruits et légumes, mais aussi pénombre qui s’installe de plus en plus tôt, et ça, j’aime pas ! Pour cette recette, j’ai utilisé du patidou, une variété de courge que je n’avais pas encore utilisée en cuisine jusqu’ici (à tort, car c’est excellent). Je ne sais pas s’il y a une variété de courge que je n’aime pas. Je vous conseille le potimarron avec cette recette, le mélange potimarron, noisettes et épices, c’est divin (hé ouais, rien que ça). Armez-vous d’un peu de patience pour le pliage, pas très compliqué, mais quand on veut en faire beaucoup, ça prend du temps…

Munitions pour env. 60 tortellini (4 personnes)

  • 60 feuillets de pâte won-ton*
  • 1 potimarron (700-800g de chair épluchée et coupée)
  • 1 gousse d’ail
  • 1 échalote
  • huile d’olive
  • sel
  • 1 c. à café de mélange d’épices : muscade, quatre-épices, cannelle
  • 2 à 3 c. à soupe de noisettes en poudre
  • crème liquide

Pour l’accompagnement

  • une dizaine de champignons rosés
  • 1 échalote
  • vin blanc
  • sel, poivre

Tortellini à la courge et aux champignons

Préparation de la farce :
Préchauffez le four à 180°C. Pelez l’ail et l’échalote, puis hachez-les. Coupez le potimarron en deux, retirez les graines. Coupez des tranches et épluchez-les.
Disposez-les sur une plaque recouverte de papier cuisson. Versez un filet d’huile d’olive sur les tranches, parsemez d’ail et d’échalote. Placez au four et faites cuire env. 30 min. jusqu’à ce que la chair soit bien tendre (vérifiez au couteau). Sortez du four et laissez tiédir.

Vous pouvez choisir de laisser l’ail et l’échalote, j’ai préféré retirer une partie avant d’écraser le tout, car je voulais conserver avant tout le goût du légume. Placez les tranches de courge dans un récipient puis écrasez-les en purée. Ajoutez les noisettes en poudre, salez, ajoutez les épices et mélangez. Détendez avec un peu de crème liquide jusqu’à obtention d’une farce onctueuse (mais pas liquide, histoire de pouvoir la manipuler).

Coupez les carrés de pâte wonton à l’emporte-pièce rond (7,5-8cm) (là encore, au choix, vous pouvez aussi utiliser les carrés entiers et les plier ensuite dans la diagonale).

Disposez une petite cuillerée de farce au centre de chaque rond. Humectez les bords de la pâte, puis pliez en deux en pressant bien et en évacuant l’air tout autour de la farce (serrez avec le coté non coupant de l’emporte-pièce par exemple).

En soulevant la pâte pour former une jolie collerette sur le devant, faites rejoindre les deux extrémités vers l’arrière. Humectez les coins et pressez pour sceller. Posez vos tortellini sur une plaque légèrement farinée pendant la préparation, afin qu’ils ne collent pas.

A ce stade vous pouvez congeler les tortellini. Placez-les sur un plateau, recouvert de papier cuisson sans qu’ils ne se collent. Une fois congelés, mettez-les dans un sac congélation.

Pour la cuisson des tortellini, deux options:
– soit vous faites cuire les tortellini dans l’eau bouillante (voir dans du bouillon de légumes, pour plus de goût). Plongez-les quelques minutes puis égouttez.
– soit vous les faites revenir à la poêle comme des gyoza (ma version ici) : versez 2 c. à soupe d’huile d’olives dans une sauteuse. Placez-y les tortellini et faites dorer quelques minutes. Ajoutez un fond d’eau (ou de bouillon), couvrez et laissez cuire quelques minutes jusqu’à évaporation de l’eau.

Tortellini à la courge et aux champignons

Pour l’accompagnement :
Nettoyez les champignons avec un linge humide. Coupez l’extrémité des pieds et les marges. Coupez-les en tranches. Faites chauffer un peu d’huile ou de beurre dans une poêle. Faites revenir l’échalote. Déglacez avec un peu de vin blanc. Ajoutez les champignons et faites sauter quelques minutes. Ajoutez un trait de crème liquide. Salez, poivrer. Servez les tortellini avec la poêlée de champignons.

*vendus en paquets de 30-40 feuillets, dans les épiceries exotique, type Thailong, Paris Store à Strasbourg)

Tortellini à la courge et aux champignons

Tarte aux mirabelles

(Pâte sablée aux noisettes et à la cannelle)

tarte aux mirabelles
L’été ne finit plus. Août en tongs, septembre en slip. Difficile de se projeter en parka et de reléguer les spartiates aux oubliettes. Les tomates, les courgettes, les aubergines sont toujours dans les assiettes, mais les cucurbitacées (youpi) rappliquent et les figues sont bien là. La saison de la mirabelle, c’est comme celle de la rhubarbe. Trop courte ! Alors on ne boude pas son plaisir. Et pour changer de la pâte sablée classique, j’y ajoute de la cannelle et des noisettes. J’adore l’association de la noisette torréfiée avec les fruits d’automne. Mais avec ou sans flan ? Gourmande ou nature ? Telle est la question ! Celle qui vous taraude forcément quand vous faites une tarte aux quetsches ou aux mirabelles.

Mon four m’a lâchée il y a quelques semaines. ô rage ! Le nouveau est encore pleine en phase de rodage, alors je prends mon mal en patience. Repartir à zéro et tester les cuissons qu’on a l’habitude de maitriser, c’est toujours un peu pénible, surtout quand on est fana de tartes…

Munitions pour une tarte de 22 cm

Pour la pâte (recette Felder) :

  • 120g de beurre mou
  • 80g de sucre glace
  • 30g de poudre de noisettes
  • 1 c. à café de cannelle
  • 1 pincée de sel
  • 1 œuf entier (légèrement battu)
  • 200g de farine

Pour l’appareil à flan:

  • 1 œuf
  • 1 petite c. à soupe de sucre
  • un pointe de cannelle (dosage selon les goûts)
  • 7 cl de lait entier
  • 5 cl de crème fleurette

Et aussi : un peu de noisettes en poudre

tarte aux mirabelles

Préparez la pâte : tamisez le sucre glace avec la cannelle sur le beurre. Ajoutez la poudre de noisettes et le sel. Mélangez bien jusqu’à obtention d’une texture bien homogène. Incorporez l’œuf en remuant doucement. Versez la farine, mélangez bien et lissez pour avoir une pâte bien homogène. Enveloppez dans du film alimentaire et placez au frais au min. 2 heures (voire toute la nuit car la pâte est assez molle).

Lavez les mirabelles, séchez-les puis coupez-les en deux et dénoyautez-les.
Préchauffez le four à 200°C (électrique). Beurrez et farinez le moule (ou recouvrez le fond de papier cuisson).

Étalez la pâte puis foncez le moule, coupez les bords qui dépassent. Piquez le fond à la fourchette. Placez au frigo encore 20-30 min.env.pour que la pâte soit froide.

L’appareil à flan : dans un bol, battez l’œuf avec le sucre, la cannelle, le lait et la crème.

Montage : saupoudrez de la poudre de noisettes sur le fond de tarte puis disposez les mirabelles en rosaces sur le fond de tarte.

Faites cuire 10-15 min. env. dans le bas du four. Versez l’appareil à flan sur les fruits et poursuivez la cuisson 40-45 min en surveillant.

Laissez refroidir. Avant de servir, saupoudrez un peu de sucre glace ou de cannelle.

tarte aux mirabelles

Muffins aux myrtilles et flocons d’avoine

Muffins aux myrtilles et flocons d'avoine

Le moins qu’on puisse dire, c’est que je me suis octroyée une belle pause estivale…
Je ne blogue pas sous la contrainte, alors parfois ça fait du bien. Paraît que c’est la rentrée ? Qu’il faut se remettre aux fourneaux ? Soit..;-)

J’avais envie de muffins assez consistants, que l’on pourrait consommer au petit déjeuner sans trop culpabiliser. Un truc un peu dense, qui sent bon la cannelle, un truc à l’américaine avec des flocons d’avoine et des myrtilles.  J’ai trouvé mon bonheur chez Bree Van de Kamp, plus connue sous le nom de Martha Stewart (version initiale réalisée avec des pommes mais ça marche avec d’autres de fruits hein…). J’ai quand même allégé sa recette de 50g de sucre, y a pas à tortiller, ils ont vraiment la tasse lourde (dixit l’accro du sucre).

Une recette qui a comme un avant-goût d’automne, avec une bonne dose de cannelle. Et mon nouveau pote, le sucre muscovado, qui d’emblée donne une belle couleur, une texture et un goût à part. C’est moins aérien qu’un muffin classique mais c’est exactement ce que je cherchais. Une conversion plus tard et voilà !

Munitions pour env. 8 muffins généreux :

  • 120g de farine de blé
  • 87g de farine complète
  • 90g de flocons d’avoine
  • 1/2 c. à café de cannelle
  • 2 c. à café de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 100g de sucre muscovado (ou sucre roux)
  • 113g de beurre
  • 2 œufs
  • 120 ml de lait d’amandes (ou de lait)
  • 125g myrtilles
  • 1 poignée de noisettes concassées
  • 1 poignée de flocons d’avoine

Muffins aux myrtilles et flocons d'avoine

Préparation : Préchauffez le four à 180°C (four électrique). Placez des caissettes de cuisson dans les alvéoles d’une plaque à muffins.

Mixez grossièrement les flocons d’avoine (sans les réduire en poudre fine). Dans un récipient, travaillez le beurre mou avec le sucre jusqu’à ce qu’il soit bien incorporé. Ajoutez les œufs, mélangez bien puis ajoutez ensuite le lait d’amandes. Mélangez les farines avec les flocons d’avoine, la levure, la cannelle et le sel. Incorporez à la préparation en plusieurs fois. Ajoutez les myrtilles. Versez la pâte dans les alvéoles de la plaque à muffins.

Mélangez une poignée de noisettes concassées (et préalablement torréfiées*) et une poignée de flocons d’avoine. Parsemez un peu de ce mélange sur chaque muffin.

Placez au four et faites env. 20-25 min. (selon la taille des muffins). Vérifiez la cuisson en plantant la lame d’un couteau : si elle ressort sèche, c’est cuit! Sinon poursuivez…)

* Passées au four pour intensifier leur goût (env. 15-20 min à 150°C).

Muffins aux myrtilles et flocons d'avoine

L’Alsace recuisinée…

par les Étoiles d’Alsace…

L'Alsace recuisinée

PÂTISSERIE LAURENT KIENY, RIEDISHEIM – Le « Käs’cake », version alsacienne du Cheesecake (au Munster) comme une tartelette de Linz.

Les Étoiles d’Alsace ont encore frappé ! Avec cette opération, on va encore nous taxer de chauvins mais c’est légitime. En Alsace on mange bien, on mange généreusement et on est farouchement attachés à nos plats et recettes traditionnelles. Gare à celui qui veut y toucher ;-).

Du 1er juin au 30 septembre 2016, 38 chefs et artisans (les fameuses « Étoiles d’Alsace »*) ont décidé de revisiter la gastronomie alsacienne en proposant dans leurs établissements des plats stars, voire des menus complets, sous le thème de « L’Alsace Recuisinée ».

L’Alsace Recuisinée késako ? C’est sous l’impulsion du chef Jean-Marc Kieny (La Poste à Riedisheim 68) qu’est né le concept. Parce que la gastronomie c’est se renouveler sans cesse, les chefs ont décidé de mettre au goût du jour les plats régionaux en leur donnant une touche contemporaine et moderne, une présentation singulière, tout en maintenant un lien fort avec l’Alsace. Sans les dénaturer, les chefs proposent une cuisine qui reste profondément ancrée dans son terroir. Et c’est plutôt très réussi !

Si vous êtes de passage dans la région – ou que vous soyez autochtones – c’est une belle occasion découvrir et « visiter » notre belle région sous un nouvel angle gastronomique.

L'Alsace recuisinée

AU CROCODILE STRASBOURG – Pigeon de la ferme Théo Kieffer, purée de petits pois d’Alsace, jeunes carottes braisées, les cuisses en parmentier et sa tartine d’abats

Pas d’Alsace sans s’enfiler une bonne dizaine de tartes flambée...Vous aurez droit à une version fraîche et déstructurée, mais qui restitue pourtant très bien toutes les saveurs de ce plat emblématique.

Déguster les traditionnels spaetzle, plat chéri des alsaciens ? oui, mais mijotés façon risotto à la truffe d’été et aux amandes torréfiées, fabuleux !

Envie de cuisses de grenouilles? Vous aurez un cornetto de grenouilles cressonette.

Une généreuse part de tarte au fromage blanc ou de Forêt-Noire ? Vous prendrez un Käs’cake, un cheesecake revisité façon tartelette Linzer, avec une garniture non pas au fromage blanc battu mais…au Munster. Ou encore une Forêt-Noire « à boire », présentée dans une petite bonbonne! (D)Étonnant ? Et délicieux surtout !

L'Alsace recuisinée

L’AUBERGE SAINT LAURENT, SIERENTZ – Spaetzles de Grand-Mère recuisinés comme un risotto à la truffe d’été et amandes torréfiées

Mes coups de cœur ? Les spaetzle cuisinés comme un risotto par l’Auberge Saint Laurent à Sierentz (68), mon plat doudou version étoilée, une merveille ! Réactions à chaud : l’impression de déguster l’escalope à la crème aux spaetzle du dimanche !

Le Käs’cake et le gâteau de voyage « Elsass Power » de la Pâtisserie Laurent Kieny à Riedisheim (68), un vrai concentré d’Alsace ! Dommage qu’elle soit si éloignée de Strasbourg, j’en ferais bien mon nouveau QG.

La tarte flambée revisitée de Jean-Marc Kieny, La Poste à Riedisheim (again !). J’ai trouvé ça tellement bon et original, que je me lancerais bien dans une petite contrefaçon maison…

Et le pigeon de la ferme préparé par Le Crocodile à Strasbourg (67).

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AU VIEUX COUVENT, RHINAU – Fine rouelle d’anguille au melfor, valse d’herbes et fleurs du jardin

L'Alsace recuisinée

AU VIEUX COUVENT, RHINAU – Arbre à bretzels au mélilot

 Où trouver toutes ces interprétations et déclinaisons** ? Tous les renseignements sont ici : www.etoiles-alsace.com

Liste des restaurants participants à l’opération et plats / menus proposés :
www.etoiles-alsace.com/restaurant-gastronomique-alsace-alsace-recuisinee.html

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A L’AGNEAU, PFAFFENHOFFEN – Cornetto Grenouilles Cressonnette

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*Les Etoiles d’Alsace, c’est quoi ? Une association fondée au 1990 qui regroupe 38 membres, chefs de cuisine, artisans boulangers, pâtissiers, fromagers, bouchers-charcutiers qui ont choisi de rassembler leurs compétences pour promouvoir les entreprises et leur région. Des passionnés qui n’ont qu’une envie : faire rayonner notre belle gastronomie au-delà des frontières et mettre en avant un savoir-faire.

**plats susceptibles d’évoluer au cours de l’opération.

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LA POSTE, RIEDISHEIM – une version Alsacienne du tiramisu

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LA POSTE, RIEDISHEIM – Une certaine idée de la tarte flambée « Hansi »

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PÂTISSERIE LAURENT KIENY, RIEDISHEIM – Le gâteau de voyage « Elsass Power »

L'Alsace recuisinée

PÂTISSERIE REBERT, WISSEMBOURG – Savarin Victoria

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PAINS WESTERMANN STRASBOURG – Rahmkuchen

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LE KASBUR, MONSWILLER – Picon bière revisité, marmelade d’orange, glace et spoom à la Meteor

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L’AUBERGE DE L’ILL, ILLHAEUSERN – Le foie d’oie aux algues et au saké

L'Alsace recuisinée

LE CERF MARLENHEIM – Presskopf de tête de veau, sauce gribiche

L'Alsace recuisinée

L’ATELIER DU PEINTRE, COLMAR – Macaron virtuel bretzel et mettwurst

L'Alsace recuisinée

LE MAXIMILIEN, ZELLENBERG – Pressé de matelote aux jeunes poireaux, pâtes Grand-Mère et crumble d’oignons
Boucherie-charcuterie RIEDINGER-BALZER VENDENHEIM – Tête de veau panée