Spaetzle au basilic, tomates rôties

spaetzle basilic tomates rôties

Jusqu’ici, j’avais toujours réalisé la pâte nature, j’ai eu envie de l’aromatiser et d’apporter à cette recette traditionnelle et réconfortante, généralement complice des volailles ou des plats en sauce, une touche de couleur. Du coup, je me surprends à imaginer quelques variantes. Je pense déjà à une version à la tomate, à la courge pour cet automne ou encore à la farine de châtaigne. Les spaetzle alsaciens se mettent donc aujourd’hui à l’heure d’été, façon margherita : une pâte parfumée au basilic, des tomates rôties bien juteuses, le tout accompagné de mozzarella fondante !

Munitions pour 2 personnes :

  • 160g de farine de blé
  • 40g de semoule de blé fine
  • 2 œufs
  • 100 ml d’eau
  • Une bonne pincée de sel
  • 15-20g de feuilles de basilic

Pour l’accompagnement :

  • tomates cerises ou en grappe (comptez 5-6 tomates/pers)
  • sel, poivre
  • huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • quelques herbes (thym, romarin…)
  • 1 boule de mozzarella

Réalisation des spaetzle :

Dans un récipient, versez la farine et la semoule. Creusez une fontaine et disposez les œufs battus et le sel. Mélangez les ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajoutez l’eau progressivement pour délayer, puis à l’aide d’une cuillère en bois, battez vigoureusement. La pâte doit être lisse et un peu élastique mais coulante. Après avoir arrêté de battre, la pâte doit former de petites bulles qui remontent à la surface.

Ciselez le basilic. Mixez-le avec 1 ou 2 c. à soupe de pâte pour la colorer et bien incorporer le basilic . Ajoutez ensuite au reste de la pâte. Placez la pâte au frais une heure (voire toute une nuit).

Portez à ébullition une casserole d’eau salée. Posez la râpe à spaetzle sur la casserole, versez une bonne louche de pâte et puis faites des mouvements de va et vient pour que les spaetzle tombent dans l’eau. Les spaetzle sont cuites lorsqu’elles remontent à la surface.

Égouttez-les, ajoutez un filet d’huile d’olive pour éviter qu’elles ne collent.

Préparez les tomates rôties :

Préchauffez le four à 200°C. Disposez les tomates sur la plaque recouverte de papier cuisson. Ajoutez la gousse d’ail coupée en deux. Salez, poivrez, parsemez de quelques herbes et arrosez d’huile d’olive. Placez au four et faites cuire env. 20 min. jusqu’à ce que la peau des tomates éclate.

Faites dorer les spaetzle dans une poêle avec un peu d’huile et de beurre. Servez les spaetzle accompagnées des  tomates rôties, ajoutez la mozzarella coupée en petits morceaux.

NDLR : Pour cette recette de spaetzle au basilic et tomates rôties, j’ai repris la recette de base des spaetzle, j’ai réduit la quantité pour deux personnes, la recette initiale étant très généreuse (4-5 pers.). Si toutefois vous souhaitez conserver ces proportions, ajoutez env. 50g de feuilles de basilic. 

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Tortellini à la courge et aux champignons

Tortellini à la courge et aux champignons
Aussitôt shootés, aussitôt engloutis, je trépigne déjà à l’idée d’en refaire. Ces tortellini à la courge, j’en ai rêvé. Et pour cause, je suis obsédée par les courges. Il a fallu faire vite pour prendre cette photo. Car non seulement, j’avais très envie d’y goûter et de les manger chauds ces tortellini, mais cette satanée lumière commence à baisser sévèrement le soir. C’est ça l’automne. Profusion de fruits et légumes, mais aussi pénombre qui s’installe de plus en plus tôt, et ça, j’aime pas ! Pour cette recette, j’ai utilisé du patidou, une variété de courge que je n’avais pas encore utilisée en cuisine jusqu’ici (à tort, car c’est excellent). Je ne sais pas s’il y a une variété de courge que je n’aime pas. Je vous conseille le potimarron avec cette recette, le mélange potimarron, noisettes et épices, c’est divin (hé ouais, rien que ça). Armez-vous d’un peu de patience pour le pliage, pas très compliqué, mais quand on veut en faire beaucoup, ça prend du temps…

Munitions pour env. 60 tortellini (4 personnes)

  • 60 feuillets de pâte won-ton*
  • 1 potimarron (700-800g de chair épluchée et coupée)
  • 1 gousse d’ail
  • 1 échalote
  • huile d’olive
  • sel
  • 1 c. à café de mélange d’épices : muscade, quatre-épices, cannelle
  • 2 à 3 c. à soupe de noisettes en poudre
  • crème liquide

Pour l’accompagnement

  • une dizaine de champignons rosés
  • 1 échalote
  • vin blanc
  • sel, poivre

Tortellini à la courge et aux champignons

Préparation de la farce :

Préchauffez le four à 180°C. Pelez l’ail et l’échalote, puis hachez-les. Coupez le potimarron en deux, retirez les graines. Coupez des tranches et épluchez-les.
Disposez-les sur une plaque recouverte de papier cuisson. Versez un filet d’huile d’olive sur les tranches, parsemez d’ail et d’échalote. Placez au four et faites cuire env. 30 min. jusqu’à ce que la chair soit bien tendre (vérifiez au couteau). Sortez du four et laissez tiédir.

Vous pouvez choisir de laisser l’ail et l’échalote, j’ai préféré retirer une partie avant d’écraser le tout, car je voulais conserver avant tout le goût du légume. Placez les tranches de courge dans un récipient puis écrasez-les en purée. Ajoutez les noisettes en poudre, salez, ajoutez les épices et mélangez. Détendez avec un peu de crème liquide jusqu’à obtention d’une farce onctueuse (mais pas liquide, histoire de pouvoir la manipuler).

Coupez les carrés de pâte wonton à l’emporte-pièce rond (7,5-8cm) (là encore, au choix, vous pouvez aussi utiliser les carrés entiers et les plier ensuite dans la diagonale).

Disposez une petite cuillerée de farce au centre de chaque rond. Humectez les bords de la pâte, puis pliez en deux en pressant bien et en évacuant l’air tout autour de la farce (serrez avec le coté non coupant de l’emporte-pièce par exemple).

En soulevant la pâte pour former une jolie collerette sur le devant, faites rejoindre les deux extrémités vers l’arrière. Humectez les coins et pressez pour sceller. Posez vos tortellini sur une plaque légèrement farinée pendant la préparation, afin qu’ils ne collent pas.

A ce stade vous pouvez congeler les tortellini. Placez-les sur un plateau, recouvert de papier cuisson sans qu’ils ne se collent. Une fois congelés, mettez-les dans un sac congélation.

Pour la cuisson des tortellini, deux options:

– soit vous faites cuire les tortellini dans l’eau bouillante (voir dans du bouillon de légumes, pour plus de goût). Plongez-les quelques minutes puis égouttez.
– soit vous les faites revenir à la poêle comme des gyoza (ma version ici) : versez 2 c. à soupe d’huile d’olives dans une sauteuse. Placez-y les tortellini et faites dorer quelques minutes. Ajoutez un fond d’eau (ou de bouillon), couvrez et laissez cuire quelques minutes jusqu’à évaporation de l’eau.

Tortellini à la courge et aux champignonsPour l’accompagnement :

Nettoyez les champignons avec un linge humide. Coupez l’extrémité des pieds et les marges. Coupez-les en tranches. Faites chauffer un peu d’huile ou de beurre dans une poêle. Faites revenir l’échalote. Déglacez avec un peu de vin blanc. Ajoutez les champignons et faites sauter quelques minutes. Ajoutez un trait de crème liquide. Salez, poivrer. Servez les tortellini avec la poêlée de champignons.

*vendus en paquets de 30-40 feuillets, dans les épiceries exotique, type Thailong, Paris Store à Strasbourg)

Tortellini à la courge et aux champignons

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Risotto aux crevettes

Risotto au fumet de crevettes, et arancini aux crevettes

risotto aux crevettes

La première fois que j’ai réalisé cette recette, je me suis dit que je plus jamais je ne jetterai les têtes et carapaces des crustacés. Côté bouillon, j’ai fait le ménage depuis un moment. Sauf exception, je n’utilise plus que les bouillons Ariaké et j’évite les bouillons de cube classiques bourrés de matière grasse végétale douteuse. Mais le risotto au fumet maison, c’est quand même vachement plus sympa ! Sans la respecter à la lettre, pour la recette du fumet, je suivi la recette du Sot L’y Laisse, claire, précise, pédagogique (illustrée step-by-step), toujours appréciable pour les techniques de base.

Aujourd’hui, ce n’est pas une mais deux recettes que je vous propose. Puristes, éloignez-vous de cet écran. Pour les arancini, je n’ai rien ajouté de plus au centre, ni mozzarella, ni quoi-que-ce-soit, j’ai tout simplement recyclé mes restes de risotto et coupé les crevettes pour mieux les intégrer (avec la moitié du risotto, j’ai pu réalisé une dizaine d’arancini). Et si le risotto vous semble manquer de crémeux sur la photo, c’est tout simplement que faute de séance tardive et de manque de lumière, j’ai rempilé le lendemain. Entre la photo et le crémeux, j’ai choisi : j’ai finalement préféré déguster mon risotto minute, c’est à dire chaud.

Munitions pour le fumet de crevettes (pour env. 700-800 ml):

  • 500g de crevettes roses
  • 1 bouquet garni (thym, laurier)
  • 1 petit oignon
  • 1 échalote
  • 1 petite carotte
  • un peu de concentré de tomates
  • 30 cl de vin blanc
  • huile d’olive
  • env. 1 litre d’eau

Décortiquez les crevettes, récupérez les têtes et les carapaces. Réservez les crevettes pour le risotto.

Ciselez l’oignon et l’échalote. Épluchez puis coupez la carotte en petits cubes.

Placez les têtes et carapaces dans une sauteuse et faites les revenir quelques minutes dans l’huile d’olive à feu moyen. Ajoutez l’oignon, l’échalote, la carotte, mélangez et faites revenir 2-3 min. Ajoutez un peu de concentré de tomates, laissez-le « accrocher » un peu dans la sauteuse.

Pilez les têtes et carapaces (avec un presse-purée par exemple ou le manche d’un rouleau à pâtisserie). Ajoutez le vin blanc et laissez réduire.

Ajoutez le bouquet garni puis versez l’eau puis laissez mijoter à feu moyen env. 20-25 min.

Écumez si nécessaire, puis filtrez le fumet au chinois ou à l’aide d’une étamine.

risotto aux crevettes

Munitions pour le risotto (pour 4 détenus) :

  • 250g de riz rond arborio
  • 1 oignon
  • 10 cl env. de vin blanc
  • 50g env. de parmesan
  • 2 c. à soupe de crème fraîche épaisse

Réchauffez le fumet. Ciselez un petit oignon. Faites chauffez de l’huile dans une sauteuse. Faites-y revenir l’oignon quelques minutes sans le faire colorer. Ajoutez le riz, remuez régulièrement quelques minutes et faites-le nacrer (il doit devenir translucide).

Versez du vin blanc pour déglacer et laissez évaporer. Versez une louche de fumet. Faites cuire en remuant régulièrement jusqu’à le riz absorbe le liquide. Ajoutez une nouvelle louche de fumet et ainsi de suite jusqu’à ce le riz soit cuit (env. 20 min).

Un peu avant la fin de la cuisson, faites chauffer un peu d’huile dans une poêle. Faites-y revenir les crevettes quelques minutes. Salez, poivrez.

Hors du feu, ajoutez le parmesan, et la crème fraîche et remuez. Mélangez les crevettes au risotto. Servez.

arancini

Pour les arancini aux crevettes :

  • farine
  • chapelure
  • 1 œuf

Utilisez vos restes de risotto froid. Repêchez les crevettes et coupez-les en petits morceaux. Humidifiez vos mains. Prélevez des portions de risotto et formez des boules bien régulières. Roulez les boules dans la farine, puis dans l’œuf, puis dans la chapelure en les enrobant bien.

Chauffez le bain de friture (180°C). Plongez les boules dans la friture, laissez frire jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. Égouttez sur du papier absorbant. Dégustez !

arancini

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Knepfle au fromage blanc

Recette Marc Haeberlin « La cuisine alsacienne »

knepfle au fromage blanc

Dans la lignée des spaetzle, le plat doudou des alsaciens, les knepfle c’est la version très dodue ! On peut les réaliser de différentes manières, j’ai voulu tester une version au fromage blanc. Ils sont parfaits pour accompagner une viande en sauce, un filet mignon, une petite blanquette de veau made in Alsace. A déguster aussi en poêlée automnale avec des champignons. On peut les déguster directement en les sortant de l’eau. Mais ils sont encore meilleurs dorés à la poêle dans une noix de beurre, crousti-fondants ! Perso je fais revenir un peu d’oignon en début de cuisson et j’ajoute du persil à la fin. Quelques fois je déglace aussi avec du vin blanc. Ici j’ai ajouté quelques petits morceaux de jambon sec, que j’ai fais revenir à la poêle en même temps que les knepfle. Fini les spaetzle et knepfle du supermarché. C’est tellement facile de les faire maison qu’on aurait tort de s’en priver. Elsass power !

knepfle au fromage blanc

Munitions pour env. 4 personnes :

  • 250g de farine
  • 250g de fromage blanc
  • 3 œufs
  • beurre
  • persil ou ciboulette
  • noix de muscade
  • sel, poivre

Versez la farine dans un récipient (ou la cuve de votre batteur). Ajoutez le fromage blanc et les œufs, un peu de persil ou de ciboulette. Salez, poivrez et ajoutez la muscade. Mélangez tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte épaisse et consistante (mais qui reste fluide).

Faites bouillir une grande casserole d’eau légèrement salée. Deux options : soit vous utilisez une grille à spaetzle/knepfle (système D : le disque d’un presse-purée avec de gros trous – env. 3 mm – peut faire office de grille également), soit vous pouvez les réaliser manuellement, mon choix pour cette recette.

Prélevez de petites portions de pâte (l’équivalent d’une petite 1/2 cuillère à café, les knepfle prennent du volume dans l’eau). Pochez-les dans l’eau, les knepfle remontent à la surface lorsqu’ils sont cuits. (s’ils sont un peu gros, coupez-en un en deux pour vérifier la cuisson, pour qu’ils ne soient pas crus à l’intérieur). Égouttez-les dans une passoire et passez-les sous un filet d’eau froide.

Faites fondre une noix de beurre dans une poêle et faites sauter les knepfle quelques minutes jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Salez, poivrez et servez !

knepfle au fromage blanc

 

 

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Risotto de pépinettes aux noix

Risotto de pépinettes aux noixAu mois de juin (oui, ça commence à dater sérieusement, mais mieux vaut tard que jamais) j’avais eu l’occasion de participer à une dégustation de produits locaux
organisée par Alsace Qualité au Black & Wine Bar. Derrière les fourneaux, notre hôtesse Leila, nous avait concocté un menu à base de produits « sous signe de qualité »
(quelques éclaircissements dans le billet qui suivra). De belles recettes avec de bons produits. Une recette en particulier m’avait beaucoup plu, le risotto de pépinettes aux noix (photo un peu plus bas), de petites pâtes en forme d’épis ou de longs grains de riz si vous préférez, commercialisées par la marque alsacienne Grand Mère (et tout bon alsacien qui se respecte a toujours un paquet au fond de son placard).

Elle fait partie de ces petites recettes que j’aime, de celles que l’on a envie de refaire chez soi de temps en temps, gourmande, originale, mais accessible, avec un produit grande conso. A l’heure où le one pot pasta est à la mode, la transition vers le pasta-sotto était facile !

Et pour la petite histoire : pour la fabrication de ses pâtes, la société Grand’Mère respecte une recette traditionnelle aux œufs frais, 7 œufs par kilo de semoule supérieure de blé dur. Les produits Grand Mère bénéficient d’une IGP européenne (Indication Géographique Protégée) « Pâtes d’Alsace ». Ce qu’on appelle un produit « sous signe de qualité », ça vous donne une piste…

Je me suis amusée à reproduire la recette de Leila (enfin à m’en inspirer sérieusement) bien que n’ayant aucune information particulière sur la liste d’ingrédients. J’ai ajouté du mascarpone en fin de cuisson pour le crémeux même si la recette originale était celle d’un risotto à base de parmesan, donc un peu plus salée.

Munitions pour 2 détenus :

  • 150g de pépinettes Pâtes Grand Mère
  • un sachet de bouillon de légumes Ariaké
  • une douzaine de cerneaux de noix
  • un 1/2 oignon
  • env. 5 cl vin blanc
  • env. une dizaine de brins de ciboulette
  • 2 c. à soupe de mascarpone
  • env. 25g de beurre
  • sel, poivre
  • un peu de parmesan

Préparez env. 50 cl de bouillon de légumes. Gardez quelques cerneaux et éclats pour la fin, puis hachez finement les noix, Ciselez la ciboulette.

Dans une sauteuse, faire fondre une noix de beurre. Ajoutez l’oignon ciselé et faites revenir. Ajoutez ensuite les pépinettes et remuez bien.

Déglacez au vin blanc et laissez-le s’évaporer. Versez quelques louches de bouillon,  mélangez et remuez régulièrement. Quand le bouillon est absorbé, rajoutez-en progressivement, poursuivez la cuisson en remuant constamment jusqu’à ce que les pépinettes soient tendres.

Retirez le risotto du feu, ajoutez le mascarpone et la ciboulette. Mélangez bien. Dressez dans des bols ou des assiettes, parsemez d’un peu de parmesan et de quelques demi-cerneaux ou éclats de noix.

Risotto de pépinettes aux noix

Alsace Qualité

Roulade de volaille, pesto de coriandre, chutney aux dattes – Samossa de volaille d’Alsace, gingembre, cacahuètes et miel d’Alsace – Risotto de pépinettes, noix, parmesan – Cromesquis de knacks d’Alsace, sur lit de choucroute d’Alsace – Pinot Grand Cru 2011

Alsace Qualité

Verrine cheesecake, compotée de rhubarbe, salade de fruits au miel d’Alsace

 

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Galettes de quinoa, ciboulette, parmesan

Galettes de quinoa, ciboulette, parmesan

Galettes de quinoa, ciboulette et parmesan

Le quinoa, on aime ou on aime pas. Perso, j’adore le quinoa et son petit goût caractéristique. Et j’aime encore plus quand il croustille ! J’avais déjà réalisé une recette de galettes de quinoa, mais j’ai trouvé celle-ci encore plus réussie. J’ai pioché cette recette dans mes archives british, un ancien exemplaire du magazine Delicious. Une traduction (et une légère adaptation) plus tard et pour l’avoir réalisée à plusieurs reprises maintenant, je suis fan. A déguster avec un peu de verdure (mais pas trop ;-)) !

Munitions pour env. 10 galettes :

  • 170g de quinoa
  • 350 ml d’eau
  • 2 œufs
  • env. 2 c. à soupe de ciboulette
  • un 1/2 oignon
  • 1 à 2 gousses d’ail (selon les goûts)
  • 2 c. à soupe de parmesan
  • env. 3 c. à soupe de chapelure
  • sel, poivre
  • huile

Lavez bien le quinoa (pour le débarrasser de la saponine) puis égouttez-le. Versez 350 ml d’eau dans une casserole avec une pincée de gros sel. Ajoutez le quinoa. Démarrez à l’eau froide et faites cuire à feu moyen env. 20 min. jusqu’à ce que le quinoa ait absorbé toute l’eau. Laissez refroidir.

Pendant ce temps, ciselez l’oignon, la gousse d’ail et la ciboulette.

Une fois refroidi, mélangez les 2 œufs légèrement battus au quinoa. Ajoutez l’oignon, l’ail, la ciboulette, le parmesan et la chapelure. Salez, poivrez si nécessaire (le parmesan étant salé, allez-y mollo). Mélangez bien. Laissez reposer quelques instants pour que la chapelure absorbe l’humidité.

A la main façonnez ensuite de grosses boules, aplatissez-les légèrement. Faites chauffer de l’huile dans une poêle. Déposez les boules, aplatissez-les à la spatule. Pour de belles galettes bien régulières, vous pouvez également utiliser un cercle à pâtisserie de 8 cm env., aplatissez les galettes avec le dos d’une cuillère. Faites cuire chaque face quelques minutes jusqu’à ce les galettes soient bien dorées.

NB : Préparez les galettes de préférence le jour où vous réalisez la recette. J’ai conservé un peu de quinoa préparé au frigo, mais j’ai trouvé que les galettes cassaient plus facilement à la cuisson le lendemain.

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Spaetzle ou spätzle aux girolles

Spaetzle (pâtes fraîches alsaciennes)

spaetzle alsaciensDepuis que je réussis les gnocchi et les spaetzle maison, je ne m’en lasse pas. Relativement simples à réaliser, peu coûteux et tellement plus savoureux que les produits vendus en grandes surfaces. La planche à gnocchi, c’est encore le St Graal, mais la fourchette fait le job pour le moment!

Pour les spaetzle, la tâche est grandement facilitée par l’acquisition de cet instrument étrange qu’est la râpe à spaetzle et que l’on trouve sans grande difficulté dans les commerces, pour une somme assez modique (8€), une fois la frontière allemande franchie (on n’en déniche également sur le net, mais les prix sont plus élevés).

Les plus téméraires ne possédant pas de râpe se laisseront peut-être tenter par la méthode manuelle traditionnelle à l’aide d’une planche en bois. Mais un presse-purée avec une grille à gros trous pourra parfaitement faire l’affaire.

spaetzle alsaciensMunitions pour 4-5 personnes :

  • 400g de farine de blé
  • 100g de semoule de blé fine
  • 5 œufs
  • 250 ml d’eau (1/4 L)
  • Une bonne pincée de sel

Dans un récipient, versez la farine et la semoule. Creusez une fontaine et disposez les œufs battus et le sel. Mélangez les ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajoutez l’eau progressivement pour délayer, puis à l’aide d’une cuillère en bois, battez vigoureusement. La pâte doit être lisse et un peu élastique mais coulante. Après avoir arrêté de battre, la pâte doit former de petites bulles qui remontent à la surface.

Placez la pâte au frais une heure, voire toute la nuit.

Portez à ébullition une casserole d’eau salée. Posez la râpe par-dessus la casserole, versez une bonne louche de pâte et puis faites des mouvements de va et vient pour que les spaetzle tombent  dans l’eau. Les spaetzle sont cuites lorsqu’elles remontent à la surface.

Servez avec l’accompagnement de votre choix (girolles à la crème ici). Les spaetzle se dégustent seules ou en accompagnement d’une viande. Vous pouvez aussi les déguster le lendemain en les faisant revenir dans une poêle avec un peu de beurre, elles n’en seront que meilleures. Vous pouvez également préparer la pâte avec de l’eau gazeuse, voire du lait.

Méthode traditionnelle (voir la vidéo): munissez-vous d’une planche en bois (de préférence biseautée à l’extrémité). À l’aide d’une spatule légèrement humidifiée, étalez une louche de pâte en couche assez fine sur la planche. Avec la lame d’un grand couteau, coupez de fines lamelles de pâte et poussez-les dans l’eau. Recommencez jusqu’à épuisement de la pâte en humidifiant toujours la spatule et le bout de la planche entre les étapes pour bien faire glisser les spaetzle.

Vous trouverez une petite sélection de râpes par ici: www.cdiscount.com

spaetzle alsaciens

 

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Galettes de quinoa, bacon et brocoli

galettes de quinoaDeux recettes salées consécutives, ma parole, elle a craqué la Creaminelle ? trop de captivité, ou de manque de lumière sans doute. Et ce n’est pas le taux d’ensoleillement actuel qui va régler mon déficit en vitamine D. Je ne sais pas quel est votre remède anti-grisaille, mais par ici, deux potimarrons et un butternut ont déjà subi les lourdes conséquences de journées maussades et sont tombés sous les coups d’une lame en acier bien affûtée. A défaut de vitamine D, le quinoa c’est bourré de plein d’autres bonnes choses aussi. En galettes, il accompagnera une petite salade ou soupe, en version sucrée, un petit thé…Parce qu’il n’y a pas que le riz et les pâtes (et pour changer du blé), il y a aussi le quinoa!

galettes de quinoa

  • 500g de quinoa (aux 2 saveurs) cuit
  • 4 tranches de bacon (poitrine fumée)
  • 2 œufs
  • 100g de brocoli
  • 2 c. à soupe de parmesan
  • sel, poivre

Rincez le quinoa. Placez-le dans une casserole avec le double de son poids en eau froide. Portez à ébullition, ramenez à feu doux et laissez cuire à couvert (env. 15 min) jusqu’à ce qu’il soit tendre et qu’il ait absorbé toute l’eau. Salez puis laissez refroidir.

Faites cuire le brocoli à l’eau jusqu’à ce qu’il soit tendre. Égouttez et réservez. Coupez-le en petits morceaux. Coupez le bacon petits morceaux, puis faites-le revenir rapidement dans une poêle sans ajout de matière grasse.

Ajoutez le bacon au quinoa, ajoutez les deux œufs légèrement battus et mélangez-bien. Ajoutez le brocoli et le parmesan. Salez, poivrez selon votre goût.

Versez de l’huile dans une poêle. Posez un ou plusieurs cercles à pâtisserie dans la poêle. Déposez une couche de préparation dans les cercles. Laissez cuire quelques minutes, retirez le cercle, retournez la galette lorsqu’elle bien dorée, puis faire dorer l’autre face (les galettes au quinoa ont tendance à se briser facilement, retournez-les lorsque la 1ère face est bien dorée).

galettes de quinoa

 

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Roulés de pomme de terre à l’indienne

roulés pomme de terre indienne

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous le savez le salé, ce n’est pas mon affaire…J’adore le manger, je le cuisine, mais j’ai toujours la sensation de ne pas réussir à sublimer mes plats, du moins comme je le souhaiterais. Je préfère de loin travailler le sucré…

De nature carnivore et peu encline à manger des légumes verts, la pomme de terre a tendance à souvent accompagner mes plats. Mais comme sans doute beaucoup de personnes, je la cuisine et la décline de façon somme toute assez classique : en purée, en gratin, en robe des champs, en galettes, en potatoes, rissolées…

Pour je ne sais quelle raison, j’ai eu envie de tenter ma chance au Concours de La Pomme de Terre d’Alsace et essayer de sublimer la pomme de terre, attendant toutefois les derniers jours et faisant profil bas quant à mon inscription.

Avec cette recette, je scelle donc ma participation au Concours et à la pré-sélection. Les 6 candidats retenus poursuivront l’aventure le 30 novembre dans une cuisine professionnelle. Et avec le renfort d’élèves du lycée hôtelier de Guebwiller (68), ils devront réaliser en 3 heures, une entrée et un plat.

A la clé pour le vainqueur, un repas dans un restaurant triplement étoilé (l’Auberge de l’Ill à Ilhaeusern) et un Kitchenaid. Pour les 5 autres, des ustensiles de cuisine ainsi que des cours de cuisine à l’Atelier Cuisine Aptitude.

Pas très à l’aise sur ce genre d’épreuve, j’ai l’impression de partir avec un léger handicap. Avec mon lourd passif de cakista, et mes complices ayant plus l’habitude de manier ce genre de plats, je m’attends à un festival de jolies assiettes…

La pomme de terre offrant une foule de possibilités, j’ai eu du mal à trancher et à fixer mon choix sur une recette. Pour ce concours, je ne voulais pas de recette typée Alsace, je suis donc allée voir au-delà de nos frontières régionales.

Et à l’issue de cette pré-sélection, je pourrais vous dire si oui ou non, j’ai la patate !

roulés pomme de terre indienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Munitions pour 12 pièces env.

Pour la pâte:

  • 200g de farine
  • 1/2 c. à café de curcuma
  • 100 ml d’eau
  • pincée de sel

Pour la garniture:

  • 400g de pommes de terres
  • 1 c. à soupe de sésame
  • 2 c. à soupe de noix de coco râpée
  • feuilles de coriandre
  • 2 c. à café de garam masala
  • 2 c. à soupe de jus de citron

Et aussi : beurre

Lavez les feuilles de coriandre, séchez-les dans du papier absorbant puis ciselez-les. Réservez.

Versez la farine, le sel et le curcuma dans un récipient. Versez l’eau et mélangez en partant du centre. Pétrissez à la main jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Faites cuire les pommes de terre à l’eau avec une pincée de gros sel pendant env. 20 min. Plantez la lame d’un couteau pour vérifier la cuisson. Égouttez les pommes de terre, passez-les sous l’eau froide puis épluchez-les.

Écrasez les pommes de terre à l’aide d’un presse-purée.
Ajoutez le sésame, la noix de coco, la coriandre, le jus de citron et les épices. Mélangez bien le tout à la fourchette en écrasant.

Sur un plan de travail légèrement fariné, étalez finement la pâte. Découpez un rectangle d’env. 20 x 30 cm.

Étalez la garniture aux pommes de terres à la main en laissant 1 à 1,5 cm de bordure sur une des largeurs. Roulez la pâte sur elle-même dans le sens de la largeur. Scellez la bordure avec un peu de blanc d’œuf. Coupez les extrémités irrégulières pour un aspect plus propre puis coupez une douzaine de rondelles d’env. 1 cm.

Faites fondre du beurre dans la poêle. Faites revenir les rondelles jusqu’à ce qu’elles prennent une jolie coloration dorée.

Servez avec des tagliatelles de carottes glacées et décorez avec quelques feuilles de coriandre fraîche.

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Gnocchi au parmesan

gnocchi au parmesanIl est temps de reprendre la route de la blogo après une courte pause estivale. Un petit parfum de rentrée flotte déjà dans l’air…

J’ai eu la chance de bénéficier d’une petite semaine de sursis, semaine entièrement consacrée à une inactivité des plus scandaleuses ! La canicule aidant, je n’ai touché ni moules, ni thermostat, ni clavier. Des doigts qui pesaient lourds, à peine quelques tweets ça et là. Une absence remarquée du blog mais un œil discret sur les réseaux.

Avec une température avoisinant celles des Tropiques dans l’appartement, j’étais plutôt à la recherche de la fraîcheur, d’un coin d’ombre, d’une place de choix dans un jardin (quelques magazines de cuisine tout de même planqués au fond du panier) et d’un filet d’eau pour y tremper les pieds.

J’avoue avoir honteusement cédé à la fainéantise, culpabilisant presque de laisser le blog à l’abandon pendant quelques semaines. Flagrant délit de paresse certes, mais que ce fut bon ! Je plaide largement coupable d’oisiveté, et je prendrais bien perpet’.

Le farniente est derrière moi mais un petit vent de dolce vita souffle encore. La faute à Masterchef (et à un nouveau livre sur les basiques italiens) mais à la vue des gnocchi présentés lors d’une épreuve, j’ai été prise d’un sursaut, je me suis dit qu’il fallait que j’essaie un jour ce grand classique de la cucina italiana. Quelques ingrédients de base et le tour est joué ! Les Lustucru font pâle figure à coté des faits-maison, ultra-fondants. Je pense déjà à la prochaine version spinacci ou potiron en poêlée…Et j’imagine que vous n’aurez rien contre une petite incartade salée de temps à autre!

gnocchi au parmesanMunitions pour env. 4 personnes

  • 500g de pommes de terre
  • 50g de parmesan râpé
  • 1 œuf battu
  • 200g de farine
  • sel, poivre

Faites cuire les pommes de terre à l’eau. Une fois tièdes, épluchez-les, puis passez-les au presse-purée (ou écrasez-les à la râpe universelle). Salez, poivrez. Ajoutez l’œuf battu et le parmesan. Ajoutez la farine.

Mélangez les ingrédients et travaillez jusqu’à obtention d’une pâte lisse et homogène. Si la pâte colle, ajoutez un peu plus de farine.

Façonnez des boudins de pâte puis coupez de petits tronçons d’env. 3 cm. Décorez de striures à l’aide d’une fourchette ou d’une planche à gnocchis pour les puristes.

Faites bouillir de l’eau salée. Plongez-y les gnocchis et faites cuire 2-3 min. jusqu’à ce qu’ils remontent à la surface. Égouttez les gnocchis. Servez…

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